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ALGERIE … PLUS QU’UN « COUAC » UNE « GAFFE » INTERNATIONALE !

La blague de mauvais goût de François Hollande.

Le président français félicite son ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, pour être revenu «sain et sauf» d’une mission en Algérie…

Si cela est passé inaperçu en France ce n’est pas le cas en Algérie, où l’on estime cependant qu’il était sans doute légèrement « bourré ».

Et on veut bien le croire en entendant ses propos : « Monsieur le Ministre de l’Intérieur qui va nous quitter peut-être pour aller en Algérie (puis se ravisant sur le rappel de Manuel VALLS) Il en revient sain et sauf c’est déjà beaucoup ! »

La nouvelle « gaffe » du président anormal François Hollande ne restera pas sans effet dans les relations, qui paraissaient au beau fixe, entre la France et l’Algérie.

Voici quelques extraits des répercussions de cette gaffe ressentie comme un affront : (Sources le quotidien algérien « El Watan » du 21 décembre 2013)

… « A l’Elysée, lundi 16 décembre au soir, après un banquet arrosé en l’honneur des 70 ans du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le président François Hollande a laissé entrevoir quelques-unes de ses facettes d’humoriste qui étaient jusque-là méconnues au «président normal».

Alors que Jean-Marc Ayrault, son Premier ministre ferraillait encore à Alger où il était arrivé dans la matinée pour une visite de deux jours, visite assortie de la signature d’une vingtaine d’accords potentiellement bénéfiques, le président français s’en donnait à cœur joie de cet humour grinçant le racisme et sentant les stéréotypes sortis tout droit de la remise du centenaire de la colonisation (dit de la conquête) ou de l’Exposition universelle (et des indigènes) de Paris de 1889.

… « Une plaisanterie de mauvais goût, des insinuations pathétiques, et un nouveau coup de froid à l’horizon dans les relations censées être «normalisées» depuis la visite de François Hollande en Algérie, en décembre 2012. »

… « Lors de son discours à l’Elysée, et au détour d’une de ces petites digressions malheureuses qui ruinent de grands desseins, Hollande annoncera – sans transition justifiée – la visite prochaine de Manuel Valls en Algérie. Le ministre de l’Intérieur français lui rappellera qu’il revenait justement d’Algérie. Réplique au vol : «Il en revient sain et sauf», relance tout sourire, le président français. «C’est déjà beaucoup !», ajoutait-il sous les rires des convives et journalistes amusés.

D’humeur joyeuse et arrosée, le banquet parisien fera l’effet d’une douche froide en terre algérienne, dont le peuple est renvoyé, sans autre forme de procès, à sa condition de colonisé, de sauvage à civiliser, d’indigène de la République, dénué aussi bien de cortex cérébral que d’humour. »

… « Décidément, il n’est pas encore révolu le temps des petites phrases assassines, échanges véhéments de propos incendiaires qui mettent sous haute tension les relations entre les deux capitales.

En dépit de la très pragmatique Déclaration d’Alger (signée en 2012), la «communauté de destin», les impairs diplomatiques pullulant condamnent les rapports algéro-français à la loi du chaud et froid. »

**De son côté le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a appelé samedi le président français François Hollande à présenter des excuses pour ses propos "provocateurs à l'encontre de l'Algérie" tenus lors d'une rencontre officielle du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

**Les propos du président français "relèvent de la provocation et constituent une grave atteinte à l'Algérie", a souligné Me Ksentini dans une déclaration à la presse en marge d'une conférence sur "les droits de l'homme en Algérie". Le président du CNCPPDH a interpellé les autorités algériennes "pour qu'elles ne laissent pas passer une telle atteinte sous silence".

**L'avocate Fatima Zohra Benbraham a estimé "très grave" le fait que le président français ait soulevé la question du retour de son ministre de l'Intérieur d'Algérie, rappelant par la même que la visite de ce dernier a été couronnée par la signature de plusieurs accords. La politique de l'Algérie à l'égard de la France "doit être revue", a-t-elle martelé.

**Pour sa part, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderezzak Mokri, a appelé les autorités algériennes à réagir à ces propos qui constituent, a-t-il dit, "une atteinte flagrante à l'Algérie".

J’espère, Monsieur le Président, que vous allez présenter vos excuses au peuple algérien et que vous allez prestement faire repentance de vos propos, vous qui avez la repentance si facile quand il s’agit de la colonisation ! Rappelez-vous vos déclarations au cours de ce «voyage de mémoire » à Alger en décembre 2012 quand vous soulignez tous ces massacres des armées françaises durant 132 ans.

Vous vous faites du souci pour le retour vivant de votre ministre de l’intérieur et, pourquoi pas, de votre premier ministre, il est vrai qu’ils ont bien de la chance de revenir, eux, tant de familles attendent depuis cinquante ans le retour des 3000 disparus de juillet 1962 à Oran et de quelques centaines d’autres après le 19 mars 1962 !!!

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