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CES PRISONNIERS DU FLN A JAMAIS DISPARUS !

*Jamais oxymore n’a été aussi réel ! Le silence assourdissant du pouvoir français qui n’a de la hauteur que dans ses bassesses.

** Après les élections du 17 avril 2014 l’Algérie poursuivra avec le même Président et notre Président de la république, François Hollande, conforté par le gouvernement de Valls, rendra un vibrant hommage à cette très large réélection de Bouteflika.

Bien entendu il ne sera surtout pas question des plus de 3000 enlèvements, disparitions et exécutions survenus après le cessez le feu du 19 mars 1962 !

Pas question non plus d’évoquer les 1380 civils et militaires retenus prisonniers avant cette date et qui ne nous ont pas été remis comme cela était convenu dans les «Accords d’Evian», pas plus que les dizaines de milliers d’algériens qui ont servi dans l’armée française et dont le choix était limité : soit le ralliement, soit l’exécution.

Bien entendu et surtout il ne sera nullement question d’exiger une quelconque repentance du gouvernement algérien.

D’ailleurs ce n’est pas cette repentance algérienne qui nous préoccupe mais plutôt la repentance des gouvernements successifs de la France qui, de par leur silence et avec la complicité des médias nous imposent une « omerta » qui nous couvre de honte.

*L’hebdomadaire «Jeune Afrique» dans son numéro daté du 9 mars 2014 informait ses lecteurs sur le tout récent livre de Raphaëlle Branche «Prisonniers du FLN» édité par Payot.

*Raphaëlle Branche (qui n’a jamais caché de quel côté penchait son idéologie : voir son livre sur la torture pendant la guerre d’Algérie) apporte tout de même la preuve qu’à la date du 19 mars 1962 on comptait 1350 prisonniers (civils et militaires, algériens et français) entre les mains du FLN et de son bras armé l’ALN, et qu’avant cette date on pouvait les estimer à environ 500 civils et 430 militaires.

*Plus de la moitié de ces 2280 prisonniers restent à jamais disparus sans que cela ait le moins du monde provoqué une indignation des gouvernements successifs de la France.

*Le quotidien algérien « El Watan » du 8 avril 2014 a fait sa « Une » d’une interview de Raphaëlle Branche au cours de laquelle elle confirme ses écrits :

«Les disparus ? Aucune trace ne peut permettre d’en savoir plus sur leur sort une fois l’indépendance acquise. Jamais de demandes de rançons. Il s’agissait uniquement de faire pression sur l’opinion publique en médiatisant leur sort. Après le 19 mars 1962 les administrations françaises et algériennes se contentaient de faire parvenir un « avis de décès » attestant l’ignorance totale de la situation.

En ce qui concerne les Français, les archives permettent de les identifier nominativement. »

Il est affligeant de voir ainsi confirmer la soumission au pouvoir des médias français et de constater qu’il nous faut lire un quotidien algérien « El Watan » et un hebdomadaire «Jeune Afrique» pour s’intéresser à une historienne parisienne, et à son livre «Prisonniers du FLN». Et lire « Boulevard Voltaire » de surcroit !

Que sont-ils devenus ? Où sont ils enterrés ?

"Honorer leur mémoire " est un devoir national !

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