Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

IL Y A 52 ANS LES FRANÇAIS ETAIENT MOINS « FORMIDABLES » !!

Quatre journalistes français, otages en Syrie depuis 10 mois, ont été libérés et c’est une immense joie pour leurs familles, on peut le comprendre aisément, et une très grande fierté médiatisée pour le gouvernement.

C’est ce qui ressort des déclarations de différentes personnalités du monde politique et journalistique :

François Hollande, président de la République, s’est exprimé sur le tarmac de l’aéroport militaire de Villacoublay : «La France est fière d’avoir obtenu qu’ils soient libres aujourd’hui. Je veux remercier les services de l’état, les ministres du gouvernement, les fonctionnaires qui dans l’anonymat ont réussi à entreprendre cette opération. »

Didier François, l’un des otages : « On a vraiment cette chance d’être français. Nos diplomates et nos agents de renseignements ont fait un travail formidable. Nous sommes touchés par le degré de mobilisation, l’élan de générosité des Français quand il s’agit de leurs concitoyens à l’étranger. C’est une chance par rapport à d’autres pays. Les Français sont formidables. »

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, invité du 12/13 sur France 3 : «C’est l’honneur de la France de ne jamais laisser tomber un de ses compatriotes de par le monde. »

Serge July, éditorialiste à RTL : « La France a pour règle de toujours ramener ses journalistes pris en otage. C’est le seul pays au monde qui peut s’honorer de faire cela, quelle que soit la majorité politique. »

Et pour clore ce concert de louanges, celles de Bruno Leroux, président du groupe Parti Socialiste à l’Assemblée, sur i-Télé : « La France n’oublie pas ses otages. La première des leçons c’est qu’aucun de nos compatriotes n’est jamais abandonné. »

Je m’adresse directement à vous, François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan, Serge July et Bruno Leroux, soit vous êtes atteint de la maladie d’Alzheimer, soit votre mémoire est gravement déficiente :

*La France est fière d’avoir obtenu qu’ils soient libres aujourd’hui, etc.

*C’est l’honneur de la France de ne jamais laisser tomber, etc.

*La France a toujours pour règle de ramener ses otages, etc.

*Aucun de nos compatriotes n’est jamais abandonné, etc.

Dois-je vous rappeler les 1380 militaires et civils retenus en otages par le FLN et son bras armé l’ALN à la date du 19 mars 1962.

Dois-je vous rappeler les plus de 3000 disparus (assassinés ou retenus en otages) entre ce 19 mars et le 5 juillet 1962 à Oran et Alger.

Il ne s’agissait certes pas de journalistes mais il s’agissait tout de même de milliers de français détenus en otages dans un pays étranger !

Le président Houari Boumedienne menaçait la France, le 26 janvier 1971 sur le journal «Politique Eclair». « A Paris on semble ignorer que nous détenons encore un grand nombre d’otages français. Alors pour obtenir la libération de ces otages il faudra y mettre le prix. » Près de dix ans plus tard il confirmait détenir des otages.

**La DGSE (Service de renseignement français) est en capacité permanente de repérer les otages. Ils sont suivis à la trace depuis le début. La DGSE agi en étroite coordination avec les services de renseignements britanniques, espagnols et américains. Le patron fait des points réguliers plusieurs fois par semaine.

Félicitations !

Mais que faisaient les spécialistes de la DGSE à cette époque ? Repéraient-ils les otages ? Les suivaient-ils à la trace ? Avaient-ils seulement reçu les ordres de s’en occuper ?

Que faisaient les responsables politiques de l’époque, présidents de la République, ministres des Affaires étrangères, membres des gouvernements de droite et de gauche, parlementaires des différents partis ?

Que faisaient les journalistes ? Se mobilisaient-ils pour sauver ces Français otages à l’étranger ? En parlaient-ils ? Mobilisaient-ils le peuple Français ?

Et vous Français, que faisiez-vous ? Vous vous en moquiez totalement. Etaient-ils seulement des Français pour vous ?

Non Didier François, eux n’ont pas eu la chance d’être des français comme vous. Ils n’ont pas connu « l’élan de générosité des Français quand il s’agit de leurs concitoyens à l’étranger. »

Ils n’ont tout simplement pas eu de chance d’être Français.

Aujourd’hui le scénario est tout à fait différent : nous apprenons la mort au Mali d’un autre otage, Gilberto Rodriguez Léal.

Aucun intermédiaire n’est intervenu entre la France et les ravisseurs, ni le Qatar, ni l’Arabie Saoudite, ni même un président africain.

Nous passons de la joie à la tristesse mais les phrases de nos responsables politiques sont toujours aussi vides de sens, ils se gargarisent de déclarations patriotiques :

« Nous condamnons de la façon la plus ferme l’action de ce groupe terroriste »

« La France fera tout pour connaître la vérité sur ce qui est arrivé à, etc. »

« La France ne laissera pas ce forfait impuni »

Comme nous aurions aimé entendre ces mêmes phrases en 1962. Mais nous n’avons même pas eu ce droit ! En 1962 la France ne l’a pas condamné, et ne l’a jamais condamné depuis.

La France n’a rien fait pour connaître la vérité sur ce que sont devenus nos milliers de "Français" disparus en 1962 !

La France a laissé ce « forfait » impuni.

Non, les Français n’ont pas toujours été formidables !

Partager cet article

Repost 0