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ALLAH pour tous...mais pas plus !

Les ex-colonisés ne peuvent décidément pas se passer de l’ancien pays colonisateur.

L’Algérie a un différend avec le Maroc depuis 1994, suite à l’attentat meurtrier de Marrakech.

Hassan II avait alors accusé l’Algérie, et cela était confirmé également, à l’époque, par le magazine « Jeune Afrique » qui expliquait que les raisons de cet attentat terroriste était le Sahara (et surtout son pétrole), que la France avait si généreusement offert à l’Algérie lors des « accords d’Evian » en mars 1962 afin d’accélérer au maximum le largage de la présence française sans chercher à tergiverser trop longtemps.

Depuis 20 ans la frontière est fermée entre le Maroc et l’Algérie et, devant l’éventualité toujours possible d’une confrontation armée, les dépenses militaires de ces deux pays augmentent régulièrement :

*Au Maroc, entre 2007 et 2013, 19% du PIB, passant de 3,2 à 3,8%%

*Pour l’Algérie, pour ces mêmes dates, de plus de 65% du PIB, de 2,9 à 4,8%

Ces deux pays figurent dans le top des 20 pays du monde qui ont le plus dépensé pour leur armement.

L’ONG Oxfam/France, membre de la confédération internationale, estime, à l’occasion du 20ème anniversaire de la fermeture de ces frontières entre ces deux pays, que le manque à gagner représente 3% de leur PIB global des économies.

Cette perte est calculée à environ 441 milliards de dollars.

Les échanges d’exportation entre les cinq pays du Maghreb ne représentaient en 2012 que 3,3%, soit le taux le plus bas du monde entre inter-régionaux et, qu’à cause de cette fermeture, la fuite des capitaux dépassée les 8 milliards de dollars chaque année.

En ce qui concerne le chômage et les carences des systèmes de santé, ces deux pays, le Maroc et l’Algérie, sont classés respectivement aux 130e et 93e rangs sur 187 pays dans l’indice de santé du PNUB.

L’ONG Oxfam/France préconise que la France s’engage auprès des deux parties prenantes afin de les aider à trouver une solution politique juste et durable afin d’améliorer les conditions de vie de ces populations.

Cet appel de l’ONG met en relief la déliquescence des Etats du Maghreb qui savent pourtant se montrer si puissants quand il s’agit de réprimer leurs sujets.

(Source : quotidien El Watan du 6 septembre 2014)

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