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17 octobre 1961 : Arrêtons les mensonges !!!!!

Chaque année, le 17 octobre, on nous sert le même mensonge d’Etat, la même désinformation, la même falsification.

**17 octobre 2014 c’est la chaine « ITélé » qui en remet une couche.

**18 octobre la presse algérienne emboite le pas par le biais d’ « El Watan » et titre :

"Un crime d’Etat en attente de reconnaissance officielle !!!

Que le nouveau président de la République, François Hollande, ait déclaré, en 2012, "que les Algériens qui manifestaient pour leur indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression".

Rendant ainsi, 51 ans après, un hommage à la mémoire des victimes !

Cela ne suffit-il pas aux Algériens ?

Je rappelle toutefois qu’il s’agissait d’une manifestation interdite, car organisée par le FLN, ennemie de la France (à l’époque) puisque c’était la guerre d’Algérie. Avec couvre-feu obligatoire imposé par le préfet de police Maurice Papon.

Qu’en 1962, en pleine floraison socialiste, les sénateurs ont voté la résolution reconnaissant la répression du 17 octobre 1961

**Les 174 sénateurs qui se sont donc prononcés s’appuyaient sur des sources fantaisistes, notamment l’enquête « bidon » publiée par Jean-Luc Inaudi et des témoignages de sympathisants de l’indépendance, qui estimaient ces morts à 300 et plus de 2300 blessés.

Fort de cette reconnaissance officielle du Sénat, le président de la république rendait hommage à ces soi-disant victimes en jetant l’une de ses dernières roses dans la Seine.

**Cela ne suffit encore pas aux Algériens !

**À l’époque j’appartenais à la rédaction du quotidien « L’Aurore » et j’ai enquêté dès le lendemain auprès de la morgue et des services hospitaliers, également auprès des établissements et des riverains qui longeaient la Seine.

J’ai accompagné le colonel Raymond Montaner, commandant de la Force Auxiliaire des Harkis de Paris, dont le rôle principal était la protection des Algériens de la région parisienne contre les exactions du FLN, qui a enquêté en compagnie de ses deux adjoints le capitaine de Roujoux et le lieutenant Champsavin et voici le résultat absolument vérifiable de ses conclusions :

Il n’y eut cette nuit du 17 octobre aucune intervention anormale des pompiers parisiens, ni de police secours, ni de la croix rouge, ni d’aucun service d’ambulance. -Aucun service d’urgence des hôpitaux de Paris et de la banlieue n’a reçu un afflux anormal de blessés. -2300 blessés en une seule nuit cela laisse pourtant des traces, non ? Toutes les urgences et même les cliniques privées auraient dû être totalement débordées.

Où sont donc passés ces 2300 blessés ? Disparus comme par magie ! Il paraîtrait qu’ils auraient été jetés dans la Seine en même temps que les 300 morts ! L’enquête auprès des barrages en aval de Paris n’a révélé aucune découverte de noyés. Pourtant 300 corps ne se dissolvent pas dans l’eau de la Seine. Les berges sur des kilomètres auraient dû être parsemées de cadavres mais aucun riverain n’en a signalé !! Peut-on d’un coup de baguette magique escamoter plus de 200 cadavres ?

Si l’on conteste ces chiffres que l’on nous donne les noms des 200 morts et plus, si 2300 blessés sont passés par les services hospitaliers les traces existent, qu’on nous les communique.

Le rôle d’un Président de la République est de défendre l’honneur de la France et non de l’avilir.

Alors messieurs nos gouvernants, messieurs les sénateurs, parlementaires, Français et Algériens, voici la liste officielle des cadavres « non identifiés » reçus à l’Institut Medico-Legal entre le 18 et le 21 octobre 1961 :

-Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut Médico-Légal (la Morgue), n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA= Nord- Africain dans la terminologie de l’époque).

-Le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation, un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ? -

En dehors du périmètre de la manifestation, « seuls » 2 morts furent dénombrés, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune tué par balle et étranglé, gisant dans une camionnette, également à Puteaux. Rien ne permet de dire qu’ils furent tués par les forces de l’ordre, puisque la manifestation ne se déroulait pas à Puteaux.

-Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan était donc de 3 morts.

Nous sommes donc loin des 200 à 300 de morts. Mais, nous dit-on, les cadavres ont été déposés à la morgue les jours suivants.

C’est absolument faux !!!

**Les archives de l’Institut Médico-Légal de Paris affirment qu’entre le 18 et le 21 octobre, 4 cadavres de « NA » seulement furent admis à la Morgue :

- Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.

- Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.

- Le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

Mais ceux qui nous gouvernent sont sans doute persuadés que les médecins légistes et les fonctionnaires d’état ont été « payés » ou ont subis des pressions afin de « dissimuler » ces 200 à 300 cadavres…et que depuis plus de cinquante ans ils se taisent !!

Ces archives inscrivant les « entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour » nous apprennent également que pour tout le mois d’octobre 1961 » les 90 corps enregistrés par l’Institut Médico-Légal, étaient, pour la plus part, des victimes du FLN. Et que pour la totalité de l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » sont passés par l’IML, la plupart exécutés par le FLN dans sa guerre contre les Messalistes. Sur ces 308 cadavres de « N.A », 34 retrouvés dans la Seine ou la Marne notamment étaient des harkis, des partisans de la France, ou des membres du MNA, une des méthodes d’assassinat du FLN consistant à noyer ses opposants.

Et surtout que ce sont ces mêmes « assassins » du FLN qui étaient les organisateurs de cette manifestation « pacifique ».

Ces chiffres cités dans mes livres et mes articles n’ont jamais été contestés.

Monsieur le Premier Ministre, vous êtes, je le pense, un homme sincère. Votre ministre de l’Intérieur possède tous les documents officiels concernant la manifestation interdite du 17 octobre 1961. Ne pensez-vous pas que votre devoir est de tenir informer le Président de la République, les parlementaires, les sénateurs et, bien sûr, les Français, sur le nombre véritable de victimes lors de cette manifestation de 1961?

Et que, par la même occasion, les Algériens en prennent connaissance !!

On le trompe, on vous trompe, on les trompe, on ment à la France et aux Français et, forcément, on ment aussi aux Algériens qui ne demandent qu’à croire les informations volontairement erronées qu’ils reçoivent.

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