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La boîte de Pandore à ne pas ouvrir.

Alain KRIVINE, l’oublié soixante-huitard, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (devenue parti anticapitaliste), coule une retraite dorée dans son habit de député européen.

Il a trouvé une caisse de résonnance auprès des médias algériens qui sollicitent son avis sur « l’omerta » qui dissimule l’importance des biens mal acquis, en France, par des dirigeants algériens.

**Sans entrer dans les méandres de cette affaire très obscure, le tout récent jugement du Tribunal de Nanterre condamnant Abdelmoumen Khalifa à 5 ans ferme de prison et à 375.000 euros d’amende, avec délivrance d’un mandat d’arrêt international, alors qu’il se trouve déjà sous les verrous de la prison de Blida (en Algérie) peut sembler intrigant. Rappelons que les fonds ainsi transférer, et ayant notamment servi à l’achat de la villa Bagatelle à Cannes, provenaient d’Algérie et avaient été escroqués à des milliers de déposants victimes du hold-up du siècle (le pillage organisé de « Khalifa Airways »).

Les dix autres suspects ayant participé à cette opération ont été « blanchis », tout comme l’argent qui a servi à la réaliser !! Il ne s’agit là que de la face visible de l’iceberg, tout le reste ne sortant pas de l’ombre.

Voici l’analyse d’Alain Krivine (Quotidien El Watan du 7 octobre) : « Tous les dictateurs et les non démocrates qui se sont enrichis dans la période postcoloniale placent leur fortune en France, dans l’ancien empire colonial, le tout dans un silence complice. Les gouvernements se taisent car il s’agit d’intérêts stratégiques, mais il faut également compter sur le sentiment de culpabilité.

(De qui ? des Français ou des Algériens ?)

Le parti socialiste a été coresponsable de la guerre coloniale, des assassinats, des tortures, et a fait voter les pouvoirs spéciaux. A droite ce n’est pas de la culpabilité mais de la connivence. Tout le monde se tait sur ces phénomènes scandaleux d’enrichissement illicite.

Et pourquoi ? Selon Krivine…

Parce que des millions de Français ont été impliqués dans les évènements d’Algérie. Le contingent, les jeunes soldats appelés en Algérie, ont pour la plupart assisté à des scènes de tortures. Ils ont culpabilisés d’y avoir participé et ils se sont tus. D’où ce silence !

(Il est bien regrettable que les Algériens qui ont assisté à des scènes de torture, des assassinats, commis par le FLN et l’ALN, ne se soient pas tus également car, alors, le silence aurait été insupportable des deux côtés de la Méditerranée !)

Les liens coloniaux persistent sur le plan économique. Il y a une cosolidarité avec les dirigeants algériens qui date de l’Algérie française. Et même si formellement l’Algérie française c’est fini, ça continue quand même avec les bénéfices colossaux réalisés en Algérie par les entreprises françaises parce que la main d’œuvre algérienne est bon marché et que les Algériens travaillent toujours pour nous. C’est organisé par les milieux financiers et les banques et recouvert par un vernis idéologique des droits de l’homme, des libertés et de la démocratie… »

Et voilà, tout est dit dans ce fourre-tout !

**Mais l’analyse de Krivine, si on peut appeler ça une analyse, est totalement fausse. L’Algérie française est bien morte au printemps de 1962, après le départ des derniers Français. Mais en rendant son dernier soupir elle a accouché d’un embryon qui n’a cessé de se développer, de grandir, depuis : la France algérienne.

Et si cet embryon devenu adulte après quelques décennies est adopté par les gouvernements français, qu’ils soient de gauche ou de droite, je ne pense pas que ce soit par sentiment de culpabilité mais plutôt par appât des gains financiers et bancaires.

Accordant une interview à Mohand Aziri (quotidien El Watan du 6 octobre), Nicolas BEAU, directeur du site d’information « Mondafrique » affirme que :

**Les biens des dirigeants algériens en France est la boîte de Pandore à ne pas ouvrir.

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