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C'ETAIT LE BON VIEUX TEMPS ! (Et ce n'est pas moi qui le dis)

Il se passe quelque chose d’assez extraordinaire en Algérie : la nostalgie du passé par les jeunes Algériens.

Je lis dans le quotidien « El Watan » de ce 13 novembre un article qui me touche énormément. Pourquoi ?

Non loin de la Grande Poste d’Alger se tient une exposition de vieilles photos et cartes postales anciennes. Des passants, beaucoup de jeunes surtout des étudiants, s’arrêtent, fouillent, regardent cette photos de la rue Dumont-d’Urville en 1930 (rue Abane Ramdane) et surtout commentent :

« Il paraît que c’était la belle époque. Nous sommes nés dans les années 90 et tout ce que l’on apprend de l’Algérie c’est le terrorisme, l’incivisme, la misère ».

A travers les réseaux sociaux on retrouve cette même nostalgie du passé. Des centaines de pages consacrées à ces vieilles photos et cartes postales anciennes et l’on note des commentaires flatteurs : « C’était tellement propre », « Je donnerai tout pour vivre ces années-là », « La différence est immense », « Autrefois on vivait mieux », « L’Algérie avait plus de valeur à l’étranger ».

**Aujourd’hui je suis trop triste et je suis même très déçu, affirme Hacène, qui gère la page « Algérie à une certaine époque » et se dit fasciné par le charme de la ville d’Alger avec le respect, la « horma », la quiétude, les femmes en haïk, la plus belle époque qu’a connu l’Algérie.

Je me souviens de cette confidence de mon ami Boubekeur (qui fut goal de la sélection algérienne et de l’équipe de l’A.S.Monaco) avant qu’il ne nous quitte définitivement :

« Avant, quand j’allais à Bab-el-Oued avec mes amis c’était la joie de vivre, le bonheur, les rires, l’amitié. Aujourd’hui quand il m’arrive d’y passer, je pleure… ».

Hassène Zerkine, grand collectionneur, raconte : « Quand j’ai commencé cette collection, il y a 40 ans, j’étais loin d’imaginer les questions que se posent les jeunes aujourd’hui. Une grande partie des Algériens qui ont vécu l’époque coloniale n’est plus et ceux qui sont nés au cours des années 50/60 n’ont de ce passé que des images de guerre. Nombreux donc ignorent que leur passé ne se limite pas à la « révolution de 1954 ». Ils ne savent pas qu’il y avait autre chose aussi. Que les gens vivaient, fêtaient les mariages, allaient au cinéma, à la plage, au théâtre, qu’il y avait une vie culturelle, sportive, artistique. A lire les commentaires sur ma page Facebook je retiens, bien sûr, la classique nostalgie du passé mais, en contraste avec la situation dégradée de l’environnement et de l’insalubrité qui règne dans l’Algérie indépendante. Cette nostalgie c’est celle de l’ordre et de la propreté coloniaux. Je m’étonne toujours du fait que les jeunes Algériens « idéalisent » la période coloniale, dépassant ainsi le but recherché par cette exposition qui n’avait pour objectif que de présenter le progrès et la civilisation apportés par la France. La décadence c’est à travers la tenue vestimentaire que je la constate. Regardez ces jeunes dames sans hijab, djebab, où je ne sais quel autre accoutrement qu’elles utilisent de nos jours. C’est ce côté de l’histoire de notre pays que je veux montrer, ce côté que les médias occultent complètement. Et le constat général est : « C’était le bon vieux temps ».

Et ce n’est pas moi qui le dis !

Hocine Aït Hamed, l’un des chefs historiques de la révolution algérienne, l’a dit :

« Chasser les Pieds-Noirs a été plus qu’un crime, une faute, car notre chère Patrie a perdu son identité sociale. Avec les Pieds-Noirs et leur dynamisme, je dis bien les Pieds-Noirs et non les Français, l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques et stratégiques.

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