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« PARIS CAPITALE DES CRIMES COLONIAUX »

Le mercredi 4 février 2015 un pèlerinage en car a été organisé par le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) et « Sortir du colonialisme ».

En avez-vous entendu parler ? Non

Mais les journalistes d’EL WATAN eux oui ! (Source El Watan du six février 2015)

Et pourtant il s’agit de la 3ème édition de ce circuit des crimes coloniaux sur les lieux d’assassinats de militants anti-coloniaux et cela en amont de la prochaine semaine anticoloniale.

Le titre de cette manifestation "Paris capitale des crimes coloniaux" est inapproprié puisque ni la colonie ni les colons, ne sont en rien impliqués dans cette longue liste d’assassinats.

Une quarantaine de crimes impunis en France depuis la naissance de la Ve République, en 1958, sous De Gaulle.

Selon Constantin Melnick, conseiller spécial de Michel Debré, au moins 12 hommes politiques ont été assassinés entre 1958 et 1962 et ils doivent être mis à l’actif des services secrets, sous les ordres du général Paul Grossin, fondateur de « La main rouge » (un leurre mis en place par le SDECE pour couvrir ses exécutions).

Des journalistes, des avocats, des historiens ont été promenés et conviés à échanger sur l’impunité de ces assassinats politiques commis en France contre des opposants étrangers.

Par exemple :

*Amokrane Ould Aoudia, avocat du FLN, abattu à la sortie de son cabinet en mai 1959.

*Mehdi Ben Barka, opposant marocain, exécuté en octobre 1965.

*Mahmoud Al Hamchari, représentant de l’OLP, assassiné en décembre 1972.

*Mohamed Boudia, militant du FLN, tué en juin 1973.

*Henri Curiel, militant communiste, exécuté en mai 1978.

*Ali Mecili, opposant au gouvernement algérien, assassiné en avril 1987.

*Dulcie September, représentante de l’ANC sud-africain, abattue en mars 1988.

*Nadarajah Mathinthéran, responsable des Tigres de libération du Tamoul, tué en novembre 2012.

*Sakine Cansiz, Fedan Dogan et Leyla Soleymez, ces 3 militantes du Parti des Travailleurs du Kurdistan, assassinées le 10 janvier 2013, avec des preuves accablantes contre l’Etat Turque et reconnu par le président Erdogan en personne.

A cette liste il faudrait ajouter les noms du commissaire Galibert (lié à l’affaire Ben Barka et tué par Christian David, dit le beau Serge).

*De l’ingénieur général Besse, assassiné par l’extrême gauche.

*De Félix Moumié, leader de l’indépendance camerounaise, exécuté à Genève en novembre 1960.

*Et d’Outel Bono, communiste tchadien, abattu rue de la Roquette à Paris en 1973..

Mais le CRAN et les « associations noires » ne doivent pas omettre de signaler également tous les « noirs » assassinés par des « noirs », pour raisons politiques bien sûr, aussi bien en Afrique qu’en Europe : *Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, et j’en passe une bonne douzaine d’autres pour le moins.

Tous ces meurtres perpétrés après 1962, date où le colonialisme et les colons français n’existaient plus.

Ces « associations noires » de France devraient se préoccuper davantage de dossiers plus actuels concernant le terrorisme et non le colonialisme qui, comme la Main rouge de l’époque, n’est plus aujourd’hui qu’un leurre destiné à noyer le poisson !

Mais sans doute que le CRAN et « Sortir du colonialisme » considèrent que les enlèvements et les assassinats commis par les « anticolonialistes » sont justifiés ? Je leur conseille de visionner sur you tube le replay de l’émission de France3 diffusée ce samedi 6 février, intitulée « Les disparus, histoire d’un silence d’Etat » et qu’ils se prononcent.

https://www.youtube.com/watch?v=c6guCkoWESo

Ces associations communautaires d’un autre temps prouvent quelle piètre opinion elles ont de la France pour titrer leur manifestation : « Paris, capitale des crimes coloniaux ».

Elles devraient refuser toutes subventions d’une nation aussi criminelle !

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