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ET QUATRE DE PLUS AU PANTHEON !

Le 27 mai 2015 quatre personnalités vont avoir l’honneur et le privilège de reposer au Panthéon : Geneviève Tillion, Geneviève De Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette.

**Elles rejoindront les 71 précédentes, certaines très connues comme Voltaire, Zola, Dumas, Malraux, Rousseau, Victor Hugo, Jean Moulin, Jean Jaurès, Gambetta, etc. et d’autres qui le sont moins mais le méritent tout autant.

Albert Camus aurait pu les rejoindre mais son fils ne l’a pas souhaité afin d’éviter une récupération politique…laquelle et par qui ?

*En ce qui concerne Pierre Brossolette, ne serait-ce que pour sa lettre envoyée à De Gaulle le 2 novembre 1942, méritait amplement cet honneur. N’a-t-il pas tenté, ce rêveur, de faire descendre le « général » de son piédestal et de lui obscurcir son égo sur-dimensionné ? « Mon général, il y a des moments où il faut que quelqu’un ait le courage de vous dire tout haut ce que d’autres murmurent dans votre dos avec des mines éplorées. Vous en arrivez ainsi à la situation où vous ne rencontrez plus qu’assentiment flatteur. Mais vous savez aussi bien que moi où cette voie a mené d’autres que vous dans l’histoire, et où elle risque de vous mener vous-même. » (Non, De Gaulle ne le savait pas !!)

*En ce qui concerne les deux Geneviève, cet honneur leur est réservé parce qu’elles ont connu, comme des dizaines de milliers d’autres femmes l’horreur des camps de concentration. Toutes deux ont pu par la suite poursuivre leur destinée, contrairement aux milliers de leurs sœurs de martyrs qui n’ont pas eu cette chance.

Pour Geneviève De Gaulle-Anthonioz sa parenté avec le « général » lui a sans doute sauvé la vie car Himmler comptait s’en servir comme éventuelle monnaie d’échange avec le futur chef de la France Libre.

Pour Geneviève Tillion, échappée également des camps de la mort, elle a suivi par la suite une même ligne conductrice que la précédente, entâchée cependant par sa « liaison dangereuse », dûe à sa très grande naïveté, avec Yacef Saadi, ce terroriste meurtrier, ex-proxénète parfaitement connu des services de police, qui avec son « flingueur », Ali la Pointe, a rallié au FLN une grande partie des truands de la Casbah (la petite partie éliminée par exécution sommaire) et qui a su la manipuler et l’employer jusqu’à défendre sa cause. N’est-elle pas allée jusqu’à intervenir au plus haut niveau pour sauver la tête de cet assassin de civils innocents et de quelques jeunes soldats du contingent, alors qu’il avait été condamné à mort lors de son procès !

Quant à Jean Zay, son destin tragique fait-il de lui un résistant ? Il a passé les quatre années de guerre en prison mais ce serait-il battu pour ce drapeau français ?

-Ce drapeau qui était pour lui de la race vile des torche-culs ?

Aurait-il risqué sa vie comme :

-Les quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie là ?

-Morts pour cette saloperie tricolore ?

-Pour cette immonde petite guenille ?

-Pour ce drapeau dont il haïssait les sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu qu’il volait au ciel et le blanc livide de ses remords ?

Il a été assassiné comme tant d’autres l’ont été et qui mériteraient aussi leur place au Panthéon. Combien sont morts pour ce drapeau que JZ haïssait ?

**Mais bien d’autres mériteraient cet honneur : Georges Bidault (successeur de Jean Moulin au Conseil National de la Résistance) et De Lattre de Tassigny, qui n’a pas encore rejoint Leclerc de Hauteloque et Juin aux Invalides.

Et pourquoi pas un jour le général Salan ? On peut rêver, non ?

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