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ASSASSINAT DES MOINES DE TIBHIRINE

(Nouvelle et, peut-être, dernière version)

Des négociations ont bien été entamées entre le gouvernement français et les terroristes qui avaient capturés les sept moines de Tibhirine, bien que cela ait été toujours catégoriquement nié, et ce n’est que suite à l’échec de ces tractations que les moines ont été exécutés après 53 jours de captivité.

Des témoignages existent et les témoins sont toujours en vie, selon le quotidien El Watan, sur les négociations entre les services de renseignement français et le chef des terroristes, Djamel Zitouni, avec l’aide d’un émissaire dépêché au QG de la katiba responsable de l’enlèvement des sept moines.

*Procés verbal d’audition d’Hassan Hattab, auprès des services de sécurité : « Je me suis déplacé à Tala Sar/Aïssaouia pour rencontrer Djamel Zitouni et celui-ci m’a informé qu’il était en négociations avec un émissaire français (Un homme blanc de peau, cheveux châtains, âgé d’environ 55 ans, bien habillé, paraissant très important et accompagné d’un enfant de 13 ans environ).

*Témoignage du repenti Djamel, dit Abderrahim, chargé de liaisons : « Hocine Flicha l’a conduit vers 14 heures du quartier Château Rouge jusqu’au centre de transit de Remili. »

*Témoignage de Hocine Beziou, dit Mossaat, conseiller de l’émir de djound de Bougara : « Il m’a demandé de le conduire jusqu’à Sbaghnia. Il y a eu des discussions toute la journée et l’homme est reparti le lendemain en empruntant un autre circuit vers Tablat. »

Il y avait des problèmes entre l’Ambassade de France et le ministère algérien des Affaires Etrangères.

Par la suite il est venu un second émissaire afin de négocier avec le PC et il s’est entretenu avec les moines durant une dizaine de minutes. Cet homme portait une montre bizarre et en la lui ôtant il a été constaté qu’elle logeait une puce de géo-localisation. Elle a été détruite aussitôt et l’émissaire a été prié de partir.

A ce moment les moines étaient toujours vivants.

Quelques jours plus tard Hassan Hattab rencontre une nouvelle fois Zitouni et il est présent quand ce dernier donne l’ordre, par radio, d’exécuter les sept moines, justifiant sa décision par l’imminence de leur découverte par l’ANP (Armée Nationale Populaire) : « De toutes façons je les aurais tué car ils faisaient « étansire » (évangélisation). »

4 où 5 membres de la katiba Al Khudra ont été dépêchés pour ramener les moines à Tala Acha.

Quatre jours plus tard ils ont mis les têtes des moines dans des sacs de jute et les corps ont été enterrés sur place.

Il était plus pratique de découper les têtes et de les emporter que de transporter 7 cadavres. Les sacs de jute ont été abandonnés sur la route nationale afin qu’ils soient retrouvés par l’armée.

L’analyse histologique des extraits de crânes des sept moines a montré que la décapitation a bien été exécutée post mortem, c’est-à-dire après leur exécution.

Cela avait déjà été révélé par les documents déclassifiés des services de renseignement français, la DST, mais également par les témoignages de repentis et de terroristes libérés après avoir purgé leur peine.

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