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CES MENTEURS QUI NOUS GOUVERNENT.

CES MENTEURS QUI NOUS GOUVERNENT. Ils sont tôt ou tard démasqués mais, hélas, souvent trop tard.

Un exemple édifiant est celui concernant les « barbouzes » dont on a tant parlé et écrit. Il est instructif de consulter le « Rapport de la commission d’enquête sur les activités du SAC ». Elle a entendu successivement plusieurs personnalités responsables ayant prêté serment de dire la vérité, rien que la vérité, et les archives nous communiquent les auditions de MM. Jacques AUBERT, Lucien BITTERLIN, Maître Pierre LEMARCHAND, Jacques DELARUE, Alain GUERIN, Roger CHAIX, Georges SEIGNEURET, Charles PASQUA, Gaston DEFFERRE et le colonel Antoine ARGOUD.

Un document de 80 pages dont je vous livre quelques extraits sélectionnés.

Mais, auparavant, voici les déclarations officielles des hommes d’état les mieux placés pour nous renseigner puisqu’ils étaient aux commandes de ces «barbouzes» :

*Roger FREY, ministre de l’Intérieur, à l’Assemblée Nationale le 07 mai 1966 : « J’affirme solennellement et une fois pour toutes qu’il n’y a pas de police parralèle et qu’il faut que cessent ces calomnies odieuses, ces racontars déshonorants, ces histoires de barbouzes qui n’ont même pas le mérite d’être drôles. »

*Raymond MARCELLIN, ministre de l’Intérieur, le 07 juin 1969 sur RTL : « Les barbouzes, les polices parallèles ! C’est une légende qui a la vie dure. Pour ma part je n’en tolèrerai aucune. »

*Georges POMPIDOU, Président de la République, réponse écrite à une question du député de la Mayenne, André Davoust : « Il convient de mettre un terme avec la plus grande netteté aux insinuations scandaleuses selon lesquelles le gouvernement entretiendrait et emploierait des polices parallèles. »

Et je pourrai citer des dizaines d’autres négations identiques.

Voici les preuves formelles de l’existence véritable des « barbouzes » au service de l’Etat Français, et plus particulièrement de De Gaulle, tout au moins jusqu’en 1969.

**Extraits de l’audition sous serment de Jacques AUBERT, ancien directeur du cabinet de Roger Frey, ministre de l’intérieur et ancien secrétaire général pour la police au ministère de l’intérieur : -Le Président : Avez-vous vécu la période où les « barbouzes », où plus précisément le MPC (Mouvement pour la Coopération), se sont implantés en Algérie ?

-J.Aubert : Non. Ils sont arrivés quand justement j’en repartais. C’est la mission C, de Michel Hacq, si mes souvenirs sont exacts.

**Extraits de l’audition sous serment de Lucien BITTERLIN, chef des « Barbouzes ».

-Le Président : Comment avez-vous recruté les hommes nécessaires pour cette nouvelle forme d’action ?

-L.Bitterlin : Il y avait trois filières : une filière locale d’abord. Nous avons recruté quelques algériens, ce qui n’allait pas sans risque pour eux car le FLN pouvait leur demander des comptes. Mais de ce côté-là les choses se sont bien passées car l’objectif était commun. La seconde filière était celle des militants de l’UNR et du MPC qui venaient nous aider en Algérie. Nous avions également dans notre équipe des français qui habitaient l’Algérie, ce qui ne manquait pas de faire courir des risques à leur famille.Ils ont été essentiellement recrutés par l’intermédiaire de MM. André Goulay et Pierre Lemarchand, qui avaient de nombreux contacts sur place mais pas tellement par M. Comiti et le SAC. C’est ainsi que nous avons vu arriver un groupe de judokas vietnamiens qui ne passait pas inaperçu.

-Le Président : Qui faisait la liaison entre votre équipe et le cabinet du ministre de l’intérieur Roger Frey ? Vous-même ?

-L.Bitterlin : Non, moi j’étais en relation avec Jean Morin à Alger. La liaison à Paris était faite par Lemarchand et Ponchardier.

-Le rapporteur : Combien étiez-vous ?

-L.Bitterlin : En Algérie au maximum 200 personnes. Une partie rémunérée et venant de France, mais aussi des Français vivant en Algérie.

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