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Condamné par la France, honoré par l'Algérie : MAILLOT

Un film algérien, « Opération Maillot », réalisé par Okacha Touita, va glorifier la destinée de l’aspirant de l’armée française Henri Maillot.

(Source MediaTERRANEE du 30.07.2015)

Il est vrai que l’on ne glorifie que les « héros » que l’on mérite et l’Algérie ne compte que peu de héros d’origine algérienne, alors on glorifie les traitres, ces Français d’Algérie, tous membres du Parti Communiste Algérien, qui affichent à leur palmarès l’assassinat de milliers de leurs compatriotes et notamment de jeunes appelés du contingent, vos enfants, nos enfants !

Je cite pour mémoire : Raymonde Peschard, Danièle Minne, Maurice Audin, Fernand Yveton, Franz Fanon, Daniel Timsit, Pierre Ghenassia, Henri Alleg, Maurice Laban et certainement d’autres moins « célèbres ».

Certaines fois, et cela est plus honteux, plus abject, leur mémoire est également honorée en France par ces partis, ces organisations, ces associations, tous anti-français, qui ne se réjouissent que lorsque coule le sang des nôtres et que triomphe les ennemis de notre pays.

Par exemple le Parti Communiste dit Français.

**En avril 1956, l’aspirant du 57ème Bataillon de tirailleurs de miliana Henri Maillot, ex comptable au quotidien « Alger Républicain » et membre actif du Parti Communiste Algérien, livre aux ennemis de la France un chargement très important d’armes de guerre. Il était né le 11 janvier 1928 à Lamartine (Algérie).

Ce chargement d’armes remis au « Groupe du Maquis rouge », sous les ordres du commandant Ali Kodja, dans la région d’Orléansville, servira à l’embuscade tendue quelques jours plus tard, le 18 mai 1956, à une patrouille du 9ème Régiment d’infanterie coloniale, stationnée en Kabylie et commandée par le sous-lieutenant Artur. Elle se composait de 2 sergents, 2 caporaux-chef, 2 caporaux et 14 soldats appelés du contingent.

Le sous-lieutenant Artur croyait à l’œuvre pacificatrice de l’armée française. Il a été égorgé. Les corps des jeunes doldats français sont retrouvés portant de nombreuses traces de coups de couteaux sur tout le corps, les yeux crevés, les gorges tranchées, les ventres vidés de leurs entrailles et bourrés de cailloux et les testicules tranchés. Il n’y aura qu’un seul rescapé.

Ce même mois de mai 1956, Henri Maillot est condamné à mort par contumace.

Le groupe de l’ALN commandé par Maillot est encerclé par l’armée française dans la région d’Orléansville, près de Lamartine. Trois membres sont tués, dont un européen, Maurice Laban, également membre du PCA, et le traître Maillot est confié à la gendarmerie. Il est abattu le 5 juin 1956.

La version officielle : « Maillot tente de s’enfuir et il est abattu d’une rafale de mitraillette. »

La version retenue dans le film sera tout autre bien entendu. Il s’agit de la version algérienne : «Après l’avoir torturé sauvagement durant deux heures, les gendarmes lui demandent de se sauver. Maillot part à reculons en criant « Vive le Parti Communiste Algérien » et il s’écroule sous une rafale.»

Quelque soit la vraie version elle n’a, pour moi, aucune importance car il méritait cette sentence.

L’acteur français Martin Pautard joue le rôle de l’aspirant et Menad M’Barek celui du chef du «Maquis rouge», Abdelkader Babou.

La sœur d’Henri Maillot, Yvette, qui vit toujours dans leur maison natale dans le quartier du Clos-Salembier à Alger, a témoigné durant le tournage, sur les lieux mêmes en Algérie.

Je recommande vivement ce film à la FNACA, aux Pieds-Noirs progressistes, aux Pieds-rouges, au Parti Communiste Français et aux anciens « porteurs de valise », si certains sont encore en vie !

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