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Foutage de gueule et bourrage de crâne.

Décidément rien ne nous sera épargné afin de nous arracher une larme sur le sort malheureux de ces pauvres « réfugiés » désespérés, même le ridicule d’un reportage, pourtant réalisé par la très sérieuse émission (jusqu’à ce jeudi 17 septembre) « Complément d’enquête ».

Les deux reporters, Rola Tarsissi et Alexis Jacquet ont suivi nuit et jour et pendant deux semaines, une famille syrienne qui tentait de rejoindre l’Allemagne au départ de Turquie.

On nous les présente arrivés en Allemagne, Mohamed, Haïfa et leurs trois filles, heureux de vivre et d’être installés plus ou moins confortablement et la mère nous informe que sa fille ainée souhaite devenir policière, la seconde infirmière quant à la troisième on verra plus tard, elle est trop jeune.

Et le voyage périlleux démarre. Ils ont tous des gilets de sauvetage et la traversée ne dure que peu de temps, la mer est belle, il fait du soleil.

A partir de l’arrivée en Grèce les ennuis commencent mais ils ont la chance d’être parmi les derniers à pouvoir passer (les reporters et le cameraman également bien sûr).

Il y a eu les négociations avec les passeurs, avant le départ, puis avec les transporteurs, tous des mafieux qui profitent de la misère des migrants : un taxi pour faire 30 kms coûte 400 euros, trop cher mais un gentil fermier se propose de les amener en ville gratuitement sur sa charrue.

Et puis la longue attente débute, des nuits blanches et des coups de blues, paraît-il. Ils ont tout laissé derrière eux mais cela n’empêche pas ces dames d’être toujours parfaitement maquillées, de changer chaque jour de foulard et de linge propre et repassé, de disposer de lait pour donner le biberon à l’enfant, et de n’avoir, semble-t-il, connu aucun problème d’insalubrité ni d’hygiène corporelle tout en ayant vécu sous la tente au milieu de centaines d’autres migrants qui se trouvent dans un nettement moins bon état.

Pour un autre taxi qui les conduit en Autriche ils doivent débourser 1500 euros, c’est cher, encore des mafieux !

Enfin le train qui les amène en Allemagne. Ils sont sauvés !

Une autre jeune femme témoigne également, elle a dû fuir pour préserver l’avenir de son enfant, âgé de 4 ans, qu’elle a abandonné en Syrie, avec le risque d’être tué chaque jour. Il aurait certainement été plus en sécurité près d’elle.

Alors j’aimerais bien que l’on m’explique : des individus quittent l’Europe, et la France, chaque jour pour rejoindre le « djihad » en Syrie et leur voyage jusqu’en Turquie ne leur pose apparemment aucun problème.

Si quitter la Syrie en guerre est certainement très difficile, en revanche, une fois en Turquie, je ne vois guère de difficultés à procéder comme le font chaque jour des touristes, des croiséristes, des visiteurs, qui quittent ce pays et arrivent en Europe, et en France, par avion, bateau ou train, et ils en ont le droit, comme nous avons le même droit d’aller en Turquie en tant que touristes.

Alors pourquoi cette famille aisée, qui a déboursé 11.000 euros pour ce long et périlleux voyage au bout de la nuit, n’a-t-elle pas pris l’avion ou le bateau comme tout le monde, puisqu’elle en avait les moyens financiers et les passeports et qu’elle se trouvait en Turquie ?

Il y a quelque chose qui m’échappe !!!

Il est vrai qu’avec la solution choisie ils bénéficient du statut de « réfugiés » avec l’assistanat et les avantages qui leur sont proposés, ce qui ne serait pas le cas pour des touristes ordinaires.

Non, ce reportage de « Complément d’enquête » ne m’a ni ému ni fait verser une larme.

Il faudra faire mieux la prochaine fois.

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