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Assignation à résidence : du "pipeau"

« Nous sommes en guerre »

Le président de la République l’a solennellement affirmé et l’état d’urgence a été décrété dans la foulée, et même prolongé, alors nous sommes désormais protégés, du moins nous pourrions l’espérer, mais nous pouvons surtout en douter.

Mardi 1er décembre une jeune adolescente de 16 ans, Inès HAMZA, lycéenne à Drancy, radicalisée au vu et au su de sa famille et des autorités, puisque « Fichée S » et donc mise sous surveillance, a disparu de chez ses parents.

Elle voulait rejoindre les djihadistes de DAECH en Syrie et se marier avec un terroriste français, sur place.

Sa mère l’a vu s’enfuir par une fenêtre et s’est aperçue qu’elle avait emporté son « niqab ». Elle a immédiatement donné l’alerte.

Inès a été retrouvée pas très loin de chez elle, à Drancy même, en Seine-Saint-Denis.

Elle n’a probablement pas eu le temps, où les indications nécessaires, pour rejoindre une des filières djihadistes qui pullulent dans ce secteur.

Elle est donc toujours en France, mais pour combien de temps ?

La situation n’est-elle pas assez grave pour que l’on prenne, enfin, les mesures draconiennes qui s’imposent en période de guerre, et au diable les droits de l’homme s’ils protègent las terroristes.

M. Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, Mme Taubira, garde des Sceaux, quand comprendrez-vous que l’assignation à résidence c’est du « pipeau ».

Que les permissions de sorties accordées aux prisonniers c’est du « bidon ».

Dans l’un ou l’autre des cas le bénéficiaire ne reste à sa place, ou ne revient dans sa cellule, que s’il le veut bien.

L’exemple du terroriste Saïd ARIF n’est-il pas édifiant pour vous éclairer sur cette évidence ?

*Condamné en 2007 pour plusieurs tentatives d’attentats en France, il est libéré en 2011.

Il doit être expulsé mais son avocat a saisi la Cour européenne des droits de l’homme qui s’y oppose en raison des risques de torture. (Il était préférable qu’il assassine chez nous – il prévoyait un attentat à l’arme chimique contre la Tour Eiffel - plutôt que d’être torturé chez lui !). Depuis il vivait en hôtel, aux frais du contribuable. D’abord à Millau, d’où il s’échappe en janvier 2012 et rejoint sa femme et ses enfants en Suède.

De retour en France il est mis en résidence surveillée dans un hôtel de Langeac, puis il est finalement transféré dans une auberge à Brioude.

Il disparaît le 11 mai 2013.

La gendarmerie déclanche le plan « Milan », sur l’ensemble du territoire de Haute Loire, dès le lundi à 9 h 30 mais il est trop tard, Arif s’est enfui depuis le samedi soir à 22 h.

Il est loin. Il a même rejoint les djihadistes en Syrie et devient un cadre dirigeant d’Al Qaïda. En septembre 2015 les services de renseignement français confirment sa mort, touché par un dronne américain.

En ce qui me concerne son sort final me satisfait pleinement. Si tous les djihadistes partaient combattre et ne revenaient pas en France, nous serions bien davantage en sécurité.

Mais, s’il a été tué en Syrie c’est parce qu’il a pu s’enfuir très facilement, faute d’une mise sous surveillance à hauteur de la gravité de la situation présente, et seule la détention, en France ou hors de la métropole, peut garantir notre sécurité.

Le ministre de l’Intérieur ne se sent-il pas un peu coupable de sa mort ?

Même le port obligatoire d’un bracelet électronique ne peut permettre une surveillance totale par ordinateur ni prévenir le moindre éloignement.

En effet, la géolocalisation possible, à l’aide d’un bracelet électronique, a été interdite par le Conseil Constitutionnel donc, si on peut surveiller le porteur sur son lieu d’assignation on perd sa trace dès qu’il s’en éloigne et on ignore où il se trouve.

Ensuite, si le porteur du bracelet s’en débarrasse (et tous les délinquants connaissent les méthodes pour contrecarrer les contraintes d’un bracelet) il se passe un minimum de 4 heures avant que l’administration ne réagisse. En quatre heures il se trouve déjà hors d’atteinte.

Le bracelet électronique ne sert en finalité que la politique de Mme Taubira, c’est-à-dire « vider les prisons ».

Mais n’est-il pas vrai que chaque nouvel attentat permet à la cote du Président de la République de faire un bond de 20% et le rapproche d’une réelection certaine en 2017. Sans doute est-il préférable de laisser certains terroristes libres de circuler en toute liberté « sous haute surveillance » ?

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