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DAECH : le combattre ou le financer ?

Accusée par plusieurs pays de laxisme envers les djihadistes, et même de les financer à travers les mosquées et les groupes radicaux, l’Arabie Saoudite, considérée comme le berceau de l’idéologie Wahhabite, prend soudain le contre-pied à toutes ces accusations en créant une coalition antiterroriste regroupant 34 pays musulmans, des pays majoritairement sunnites, comme la Turquie, l’Egypte, le Pakistan, le Sénégal, etc.

Ces 34 pays, constituant la nouvelle coalition, sont déjà membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), basée à Jeddah, mais c’est à Riyad que sera basé le centre de commandement destiné à « combattre le terrorisme militairement et idélologiquement ».

L’Arabie Saoudite est déjà engagée directement dans une guerre au Yemen et fait également partie de la coalition internationale sous la conduite des USA et, paraît-il, combat donc l’Etat Islamique !

Le vice-prince héritier, et ministre de la défense, Mohamed Ben Salmane, témoigne de la volonté pour son pays d’être un partenaire dans cette lutte mondiale contre le djihadisme. Il affirme que la coalition combattra toute organisation terroriste qui fera son apparition dans le monde musulman, le premier a avoir souffert du terrorisme.

Il poursuit : « Parmi les pays confrontés au terrorisme, Syrie, Irak, Egypte, Yemen, Libye, Mali, Nigeria, Pakistan et Afghanistan, nous ne pourrons mener des opérations antiterroristes qu’en coordination avec les autorités légitimes de ces pays, et avec la communauté internationale »

D’autres pays examinent actuellement la possibilité de rejoindre cette coalition, par exemple l’Indonésie et l’Azerbaidjian.

On peut se poser la question sur la fiabilité, et les raisons, d’un tel engagement soudain, alors que les saoudiens sont les premiers, mais non les derniers, à contester le régime Syrien de Bachar-Al-Assad.

Les actions de cette nouvelle coalition devront être suivies de près et, d’ores et déjà, voir quel sera son comportement lors de la réunion internationale qui devrait se tenir vendredi à New-York entre pays soutenant l’opposition syrienne et ceux qui appuient le régime de Bachar, afin d’envisager un gouvernement de transition dans les prochains six mois, suivi par des élections dans les 18 mois ?

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