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Déchéance de nationalité ? OUI, mais pas celle qu'on nous propose.

Une tempête dans un verre d’eau, cette déchéance de nationalité !

Il va sans dire que j’y suis totalement favorable, bien qu’il ne s’agisse uniquement que d’un symbole et en aucun cas une menace dissuasive susceptible d’empêcher un terroriste de passer à l’action.

Il est évident que celui-ci se moque totalement de sa nationalité française, et de la France.

Mais pas du tout favorable au semblant de « déchéance de nationalité » qui nous est proposé par le président de la République et son premier ministre.

Une déchéance de nationalité qui ne s’appliquerait qu’aux Français bi-nationaux, après qu’ils aient été lourdement condamnés et après qu’ils aient exécuté la totalité de leur peine, ou presque !

Et, surtout, à la condition que « son autre pays » accepte de l’accueillir ? Et quel pays serait heureux d’ouvrir ses portes à un assassin, un terroriste, même après qu’il ait purgé sa condamnation ?

Non, le véritable symbole serait une déchéance de nationalité qui s’appliquerait immédiatement à tout Français bi-national qui quitterait le sol français pour rejoindre des ennemis de la France où que ce soit dans le monde.

Il serait certain, dès son départ, de ne plus jamais pouvoir revenir sur notre sol, en France.

Et cette déchéance de nationalité ne doit pas frapper uniquement les assassins, les terroristes, les djihadistes, qui combattent la France de l’intérieur ou de l’étranger, et, bien entendu, pas uniquement les assassins ayant commis des crimes et qui seraient condamnés, mais elle doit être également appliquée aux récidivistes de viols, aux assassins de droit commun, en une phrase : à tous ceux qui ne méritent pas d’être Français !

Par exemple : est-ce que l’épouse de Samy Amimour, l’un des trois kamikazes du 13 novembre, qui claironne à tous vents la fierté qu’elle éprouve pour l’acte héroïque réussi par son « martyr » de mari, qui a assassiné quelques dizaines de Français innocents, mérite de conserver sa nationalité française ?

Aura-t-elle le droit de revenir un jour dans le pays qui était le sien, pays que son « héros » de mari a ensanglanté, massacré ? Pays, et cela ne fait aucun doute, qu’elle hait ?

Et ce monstre de Youssef Fofana, et tant d’autres, la liste serait trop longue ?

Il est vrai que la France, à travers divers gouvernements successifs, a su dérouler le tapis rouge pour des tueurs de Français comme Yacef Saadi, responsable des meurtres du FLN, et Zohra Driff-Bitat, la poseuse de bombe du « Milk-Bar » (3 femmes tuées et 12 blessés, dont des enfants amputés) mais également offrir des situations confortables à un Georges Bourdarel, ce communiste, responsable du camp 113 du Viet-Minh qui a torturé et fait exécuter 278 prisonniers français, et à une Djamila Amrane-Minne, poseuse de bombe du FLN à « l’Otomatic » et au « Coq Hardi » (4 morts et 60 blessés, dont de nombreux amputés).

Car, et il ne faut pas l’oublier, il existe aussi « l’amnistie » (oubli en grec) qui pardonne tout quelques années plus tard !

Alors ne nous étonnons pas mais posons-nous la question : pourquoi une réforme de la constitution alors que l’article 23-7 du Code Civil est suffisant pour ordonner une déchéance de nationalité ?

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