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ALGERIE : Les citoyens ne sont plus égaux.

La communauté algérienne résidant à l’étranger, dont la très grande majorité est basée essentiellement en France, reste sous le choc de cet article 51 promis dans la nouvelle constitution algérienne qui les place, disent-ils, dans un second collège, comme ils l’étaient à l’époque coloniale.

La contestation se fait de plus en plus entendre et cela malgré les assurances apportées par le premier ministre Abdelmalek Sellal.

Des meetings sont organisés, des manifestes signés, des conférences-débats programmés.

Tous dénoncent une révision constitutionnelle qui exclut une partie très importante du peuple. Ils estiment que cet article est anticonstitutionnel et discriminatoire pour des millions d’Algériens établis à l’étranger.

La Fédération Nationale des Associations Franco-Algériennes (FNAFA) se mobilise contre cet article et le dénonce : “Les fonctions et emplois au sein de l’état sont garanties à tous les citoyens sans autres conditions que celles fixées par la loi. La nationalité algérienne exclusive est uniquement requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’état et aux fonctions publiques” L’article 29 de cette même constitution annonce clairement que : “Les citoyens sont égaux devant la loi sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d’opinion ou de toute autre circonstance personnelle ou sociale”.

Cet article 51est dangereux car il divise le peuple et prive l’Algérie des compétences établies à l’étranger ainsi que de l’apport financier considérable, plus que jamais nécessaire à l’économie nationale de l’Algérie surtout au moment où il devient la première source de devises avant les hydrocarbures, en chute libre.

Uniquement en France 66.000 diplômés et cadres algériens, des ministres, de hauts responsables politiques, que les dirigeants algériens sont très satisfaits de rencontrer et de citer en exemple en mettant en avant leur double nationalité.

Il est non moins vrai que l’on peut rechercher à la loupe un haut responsable politique en Algérie qui soit de nationalité française et possédant également la nationalité algérienne.

Les binationaux devraient se souvenir que leurs frères algériens, les Harkis, ayant servis la France, tout comme l’avaient servis leurs grands-parents et leurs parents lors des derniers conflits mondiaux, ont été soit égorgés lorsqu’ils sont restés (par force) au pays, soit interdits de séjour depuis leur installation (forcée et non bienvenue) en France.

Il est vrai également que l’annonce par Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, que les services de sécurité français estimaient à plus de 8000 musulmans binationaux radicalisés depuis debut 2016, contre moins de 4000 en mars 2015.

Ce qui ne plaide pas en faveur de ces derniers et que, contrairement à la croyance, ce ne sont pas sur les réseaux sociaux mais par le contact humain que se déclenche la radicalisation islamiste. Contacts humains dans les quartiers, les immeubles de banlieues, les lycées, les centres de formation, les mosquées, les prisons, etc.surtout en ce qui concerne les 860 filles recensés, qui souhaiteraient se marier avec des combattants et offrir leurs enfants à Daech afin qu’ils relèvent leurs pères terroristes.

Et que ce n’est pas la déchéance de nationalité qui stoppera ceux qui vont tuer, ou se faire tuer.

N’est-il pas prudent que le gouvernement algérien, contrairement à la France, prenne des mesures préventives afin d’éviter de placer à des postes de hautes responsabilités de possibles “radicalisés” encore ignorés?

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