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LIBYE : LE CHAOS.

L’avion de l’envoyé spécial de l’ONU, Martin Kobler, s’est vu refuser l’autorisation d’attérir sur les aéroports de Tripoli, Misrate et Zentane.

Les deux gouvernements provisoires libyens (Tobrouk et Tripoli) refusent de se plier aux exigences de l’ONU et les contacts se sont gravements détériorés après l’annonce des poursuites judiciaires engagées par le gouvernement de Tripoli contre les militaires nommés par le gouvernement de Fayez Serraj au sein du Haut Comité Sécuritaire, chargé de protéger le nouveau gouvernement d’union nationale.

Cela est considéré par l’ONU comme une entrave caractérisée au processus de paix et un refus d’installation d’un gouvernement de réconciliation.

Bien que Martin Kobler, au nom de l’ONU, ait affirmé qu’une intervention militaire en Libye n’était pas envisagée pour le moment, les deux gouvernements ont des raisons de se montrer inquiets après l’annonce, jeudi, du ministre italien de la Défense, Roberta Pinotti, qui affirmait que tout au long du mois de janvier les responsables militaires américains, anglais et français, s’étaient rencontrés afin d’élaborer un plan contre DAECH et qu’il y avait un accord total sur la nécéssité d’une action concertée.

Cette déclaration venant confirmer les échos émanant du pentagone sur une action militaire en Libye en cas de nécessité absolue si la menace du groupe état islamique se précisait.

Or elle se précise.

Les deux gouvernements provisoires libyens estiment que ce serait un chaos total compte-tenu de la répartition de plus de 3000 combattants de Daech dans tous le pays.

Après le rejet, par le gouvernement de Tobrouk, de la composition d’un gouvernement de 32 ministres proposé par Serraj, et l’enlèvement de deux députés, Nabil Aoun (libéré depuis) et Mohamed Reyidh (toujours détenu), les bonnes volontés réciproques ont vu leurs pourparlers, pour l’organisation d’un gouvernement plus restreint, réduits à néant.

Les dix prochains jours risquent d’être décisifs sur l’avenir du peuple libyen et celui des pays du pourtour méditérranéen.

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