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Depuis des semaines nous insistions sur la certitude d’un avancement des combattants de l’état islamique vers la Tunisie, puis l’Algérie.

Dès le lendemain du 19 février 2016, après le bombardement par l’aviation américaine sur la ville de Sabratha, en Libye, qui a fait plus d’une cinquantaine de morts parmi les djihadistes, tous tunisiens, à l’exception de deux otages serbes, avec pour objectif justement de fixer ce groupe de terroristes et l’empêcher de progresser vers la frontière tunisienne, nous savions qu’un assaut d’envergure se préparait pour envahir la ville de Ben Guerdanne, près de Matmata (bien connu des touristes) qui se situe à seulement 25 kms du poste frontière de Ras Jedir.

L’un des terroristes, tunisien arrêté à Sabratha, avait avoué qu’avec l’aide de 400 combattants installés en Tunisie, Ben Guerdanne allait être l’objet d’une attaque, ainsi l’armée tunisienne était prête à y faire face et, dès le lancement de l’opération lundi dernier, elle a pu repousser facilement la plus violente attaque terroriste de son histoire, sur son territoire.

Dès le premier assaut 36 djihadistes ont été tués et 10 se sont rendus, indiquant notamment de nombreuses caches d’armes qui ont été découvertes. Signalant également la présence de très nombreuses “cellules dormantes” dans le pays, estimées à environ 3000 individus, formés dans les camps d’entraînement en Libye.

L’identification des corps a permis de constater que certains membres de ce premier commando étaient des ex prisonniers de Guantanamo, graciés en 2011.

Au cours de l’opération 5 membres des forces de l’ordre ont été tués.

Le colonel de la garde nationale, Ali Zermedini, s’est montré fort satisfait du comportement des troupes tunisiennes et, surtout, de la participation active des habitants de la région, qui ont collaboré volontairement et permis de nombreuses arrestations.

Il indique l’impossibilité de contrôler totalement la frontière avec la Libye et déplore le manque de moyen de surveillance de nuit, par exemple, ce qui fait que les terroristes, parfaitement informés, en profitent.

Une coordination permanente, avec échange d’informations, s’est établie entre la Tunisie et l’Algérie depuis ce premier assaut, et les armées de ces deux pays sont sur le pied de guerre.

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