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Devoir de mémoire, certes, mais devoir de vérité également

Depuis quelques jours circule sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, un article concernant « une page méconnue de notre histoire » : Le général Franco et les Pieds-Noirs.

Elle peut paraître crédible car elle mélange intelligemment le "vrai" du "faux".

*Il est vrai que les 29 et 30 juin 1962, l’Espagne du général Franco a envoyé deux bateaux, le «Victoria » et le « Virgen de Africa » recueillir des oranais à Oran.

*Il est vrai qu’il avait fallu parlementer avec les autorités afin de pouvoir pénétrer dans le port.

*Il est vrai que les autorités militaires, selon les ordres reçus de leur hiérarchie, le général Katz, refusèrent, dans un premier temps, l’accès au port.

*Il est vrai que les capitaines des deux bateaux se sont opposés courageusement aux CRS qui souhaitaient monter à bord pour contrôler et interpellés les derniers partisans de l’OAS qui quittaient l’Algérie.

**Il est faux qu’il y ait eu une opposition directe de De Gaulle sur ce sujet. Jamais Franco n’a provoqué De Gaulle en le menaçant d’un affrontement militaire, ni jamais pris le risque d’un incident diplomatique.

Il faut bien mal connaître De Gaulle pour supposer un seul instant qu’il se serait incliné devant un ultimatum par crainte d’un conflit armé avec l’Espagne.

C’est cela la réalité et Dieu sait que je ne le porte pas très haut dans mon estime (Voir mon livre "J’accuse De Gaulle")

J’étais à Alicante lors de l’arrivée de ces deux bateaux, et de bien d’autres, en juin et juillet 1962. J’ai recueilli les témoignages des capitaines, des matelots et des passagers de ces deux bateaux et d’autres également.

Tous les soirs nous tenions une assemblée avec les responsables des « arrivants » et les membres de l’OAS, au Café San Rémo, au bas de la tour de la Rambla.

Devoir de mémoire, certes, mais également devoir de vérité.

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