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LABORATOIRES = ASSASSINS

Ils ont le cancer, vous, moi, demain, pouvons en être également la victime.

Avons-nous, tous, les mêmes droits de nous en guérir, si possible ?

*Nous ne sommes pas égaux devant le droit de sauver notre vie.

*Nous ne sommes pas égaux devant le droit de vivre plus longtemps auprès des nôtres, de nos enfants, de notre épouse.

*Nous ne sommes pas égaux devant le traitement de notre cancer.

*Non seulement nous avons la malchance d’avoir une maladie mortelle mais nous n’avons pas le droit de la soigner comme d’autres, plus fortunés.

*Parce que nous n’avons pas les moyens financiers de nous payer un traitement dont le coût est exorbitant, nous devons mourir plus vite que le « riche ».

400 malades meurent chaque jour d’un cancer. Combien, sur ces 400, auraient-ils pu rester parmi nous s’ils avaient pu se payer ce traitement qui leur permettait, sinon de sauver, mais au moins de prolonger leur vie ?

A cause des prix inacceptables, injustes, abusifs, pratiqués par les laboratoires, ces traitements sont inaccessibles à de nombreux malades les condamnant à une mort certaine.

Le coût annuel d’un traitement se chiffre de 100 à 120.000 euros/an (remboursés totalement par la sécurité sociale, mais pour combien de temps encore ?) et cela parce que les laboratoires ont pour seul objectif d’optimiser les bénéfices au détriment des vies humaines qu’ils pourraient sauver.

Ces prix mettent en danger la pérennité de notre sécurité sociale qui ne peut assumer de telles dépenses et dénonce une santé à deux vitesses où « seuls les riches peuvent avoir accès à une guérison »

Ceux qui sont morts faute de pouvoir se le payer ont été assassinés par la politique des laboratoires pharmaceutiques qui déterminent les prix des médicaments en fonction des capacités économiques du marché.

**Exemple : une cure de 12 semaines de « Sofosbuvir », médicament pour traiter l’hépatite C, coûte 59.000 euros aux Etats-Unis, 41.000 en France, 4000 en Thaïlande et 700 en Egypte.

Plus d’une centaine de cancérologues ont précisé leurs inquiétudes : « De nombreuses innovations thérapeutiques apparaissent dans le domaine du cancer. Certaines offrent aux malades des espérances de survie plus longue et une meilleure qualité de vie. Pourtant le coût, d’abord croissant, et à présent exorbitant, de ces innovations risque fort de compromettre ces espérances. »

En raison de ces prix injustifiés, les autorités sanitaires, sans le dire officiellement, ont entrepris de restreindre l’accès au marché à d’autres innovations pharmaceutiques non dédiées aux cancers. Par exemple les diabétiques, les hypertendus, les maladies du poumon, etc. qui, actuellement, auront moins accès aux progrès médicamentaux de centaines de nouveaux produits.

Injustifiés car le coût de la recherche représente environ 15% du Chiffre d’Affaires d’un laboratoire alors que le marketing, pour promouvoir le produit, s’élève à 30%.

Les malades en danger de mort doivent-ils supporter le coût de la promotion ?

Ces mêmes laboratoires, dans une logique de retour sur investissement, veulent que leurs médicaments, proposés à 5000 malades actuellement, soient aussi rentables que ceux initialement proposés à 70.000 hier.

*En 2004, ces traitements anticancéreux coûtaient 24 milliards de dollars. 80 milliards en 2014 et plus de 155 milliards en 2020.

*En 2015, le coût total de la prise en charge des traitements anticancéreux représentait 10% des dépenses globales de l’assurance maladie, contre 6,6% en 2007.

La prochaine molécule, qui devrait être proposée sur le marché français, contre le mélanome, baptisée « Keytruda », coûtera plus de 100.000 euros/an par patient.

Cela pose un grave problème économique, éthique et d’équité.

La Ligue contre le cancer s’élève contre ces prix abusifs des nombreux médicaments innovants en cancérologie et lance une pétition nationale qu’il faut signer.

N’est-il pas temps que l’état intervienne et s’intéresse sérieusement à l’opacité des prix imposés ? François Hollande s’y est engagé…espérons.

Les médicaments sont une nécessité et non un choix. Ils permettent de rester en vie.

Empêcher des malades d’y avoir accès par manque d’argent, et les obliger à mourir, est un «crime contre l’humanité».

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