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Le piège MACRON.

Il va quitter le gouvernement.

Démissionnera-t-il ou sera-t-il démissionné ? Nous le saurons très bientôt.

Les raisons qu’il invoquera : toutes ces décisions (35 heures – l’ISF – la flexibilité – le plafonnement des prud’hommes – etc.) sont réduites en peau de chagrin par un président et un gouvernement dont le seul objectif est l’élection présidentielle de 2017 et qui se soucient peu du redressement du pays.

Il sera donc lui-même candidat à la présidence de la république.

Soutenu par aucun parti politique en place, il a créé le sien : En Marche. (Ce qu’avait fait, avant lui, Giscard-D’Estaing, avant d’être élu).

Trahira-t-il le président de la république ? (Ce qu’avait fait, avant lui, Sarkozy avant d’être élu).

Il annonce la couleur : ni de gauche, ni de droite : rassembler pour la France.

Il n’a jamais été élu, soit, mais sa maturité politique a été assurée par son action auprès de Chevènement, l’expérience de Rocard et sa présence, depuis quatre ans, comme conseiller de François Hollande.

C’est lui qui a modifié le parcours économique du président de la république vers plus de libéralisme.

Il doit tout à François Hollande et c’est bien vrai. Sans lui il ne serait pas à sa place.

Alors quel est le piège ?

Examinons le scénario : Il n’y aura pas de primaire gauche, c’est une certitude, puisque François Hollande se représentera. Et même s’il devait y avoir une primaire, Macron n’y participerait pas.

La primaire de droite devrait, sauf surprise, désigner Alain Juppé comme candidat.

Donc, en toute logique, si le cas Macron n’existait pas, le second tour devrait se jouer entre trois candidats : Marine Le Pen, François Hollande et Alain Juppé. Et selon toute probabilité un duel final Le Pen/Juppé et une victoire de ce dernier grâce au front commun gauche/droite.

A qui bénéficiera la présence du candidat Macron ?

La réponse est simple : à quel candidat soutirera-t-il le pourcentage important de voix qui se portera sur sa candicature ?

Pas à la gauche de la gauche, qui fera le plein de ce qu’elle peut faire avec Mélenchon.

Pas à François Hollande, qui bénéficiera des voix d’une grande majorité socialiste.

Pas à Marine Le Pen, bien évidemment.

Avez-vous compris la tactique Hollandaise ?

Toutes les voix qui se porteront sur Emmanuel Macron seront celles qui manqueront à Alain Juppé pour être présent au second tour, et permettront à François Hollande de s’opposer à Marine et d’être réélu car, pour ce dernier, le piège à éviter c’est d’être face à Juppé au second tour.

Hollande n’est sans doute pas un grand président de la république mais c’est un fin tacticien politique.

En conclusion : Emmanuel Macron candidat, c’est François Hollande face à Marine Le Pen.

Dimanche sur Europe 1, les déclarations ambiguës de Jean-Marie Le Guen (PS) secrétaire d’état chargé des relations avec le Parlement, apporte de l'eau au moulin de ce scénario : "Emmanuel Macron « brouille » le message mais il ne sera pas le Brutus de Hollande. Il ne se présentera pas contre lui, mais sera à ses côtés. Il sera fidèle au Président de la République ". Dont acte !

Si cet « arrangement » donne le résultat escompté : Juppé écarté du second tour et Hollande réélu contre Marine, Emmanuel Macron sera premier ministre.

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