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Le chaos libyen

Le 12 mai dernier, dans la localité de Ouichka, au sud-est de Misrata, deux voitures bourrées d’explosifs foncent vers des soldats de l’armée officielle libyenne.

Impossible de les stopper. Il va y avoir un massacre.

Soudain ces deux véhicules explosent. Ils ont été atteints par un missile « Javalin », tiré par les SAS (Troupes spéciales britanniques).

Il est donc confirmé, et cela malgré les dénégations du ministre de la Défense britannique, Michael Follon qui, il y a deux semaines, déclarait « que la Grande-Bretagne ne prévoyez pas un rôle de combat » et précisait que « si l’armée devait être employée en Libye, le Parlement en discutera d’abord ».

Or elle est employée.

Et cela a été confirmé par les déclarations du chef de guerre libyen, Mohamed Dharrat :

« Il collabore directement avec les Britanniques et les Américains ».

Grace à ces interventions militaires sur le terrain des opérations, y compris avec la participation française, DAECH ne cesse de reculer en Libye.

A 50 kms de Syrte, ville tenue par l’Etat islamique où se concentre de 4 à 5000 combattants qui se renforce chaque semaine par l’arrivée de ceux qui fuient la Syrie et l’Irak, le lieu-dit Al-Baghla est désormais aux mains des forces libyennes de Misrata.

Le coordinateur général de l’Etat islamique pour l’Afrique du Nord, l’algérien Khaled Chayeb (alias Lokman Abou Sakhr) a été tué au cours de cet engagement. Il était l’organisateur de l’attentat du Bardo, à Tunis, le 18 mars 2015.

Il est donc établi que le chef du gouvernement libyen de réconciliation, Fayez Al-Serraj, est soutenu par la coalition occidentale et par la ligue arabe mais, en ce qui concerne la Libye, sa situation n’a pas évoluée depuis plusieurs semaines et le pays est toujours au bord du chaos politique, qui désuni et désorganise les diverses forces armées et favorise le maintien de l’enclave de Syrte, occupée par DAECH.

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