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Quelle issue pour la Libye ?

Comme il fallait s’y attendre, une fois les terroristes de l’état islamique éradiqués de Syrte et de Benghazi, et jetés hors de Libye vers les pays voisins, la guerre ouverte a de nouveau éclatée entre le général Khalifa Haftar, commandant de l’Armée Nationale Libyenne, et homme fort du pays, dont l’objectif désormais principal est d’imposer son leadership à tout le peuple libyen, et le gouvernement actuel d’union nationale.

Le général Haftar s’est saisi, en moins d’une semaine, des quatre principaux terminaux pétroliers et détient dorénavant les principales rentrées d’argent.

Les risques d’effondrement économique du gouvernement d’union nationale, dirigé par Fayez El Sarraj, sont désormais présents et une guerre civile entre les forces gouvernementales, basées à Tripoli, et celles du général Haftar, installées dans l’est, à Baïda, se précise.

Les conséquences d’un tel affrontement seraient, à terme, une partition de la Libye.

Dans un premier temps, le président Fayez El Sarraj a menacé et appelé ses partisans à se mobiliser. Aujourd’hui il souhaiterait un dialogue et propose à tous les partis de se réunir d’urgence afin de sortir de cette crise qui s’annonce imminente et mettre ainsi fin aux rivalités. Il refuse de diriger une guerre entre une et l’autre des forces qui divisent la Libye.

L’ONU, par la voix de son envoyé spécial Martin Kobler, a demandé, devant le conseil de sécurité, une cessation immédiate des affrontements et s’est prononcé en faveur de Fayez El Sarraj, affirmant : « qu’un coup sévère avait été porté par le général Haftar en s’emparant des terminaux et des ports pétroliers et que cette action mettait en grand danger la paix fragile dans le croissant prétrolier de la Libye ».

Deux membres du gouvernement El Sarraj, les deux vice-premiers ministres Ali Al Qatrani et Fathi Al Majbari, ont d’ors et déjà proclamé leur soutien au général Haftar.

Ce dernier accepte de s’assoir à la même table qu’El Sarraj à la condition que ce soit lui qui impose les règles.

Avec le soutien d’une grande partie des milices de l’est du pays et des anciens Khadafistes, et compte-tenu que certains pays occidentaux le considère comme leur principal atout, notamment l’Egypte, qui l’alimente ouvertement en armement de toutes sortes car, pour le chef du gouvernement égyptien, le général Al Sissi, le général Haftar est le meilleur rempart contre le terrorisme djihadiste.

Il y a tout lieu de penser que, finalement, ce sera le général Haftar qui l’emportera dans cette épreuve de force.

Attendons de voir le comportement de la communauté internationale qui, jusqu’à présent, avait tout misé sur Fayez El Sarraj.

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