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Alors qu’aucun gouvernement n’est encore installé, ni officiellement, ni démocratiquement, en Libye, celui, provisoire, proposé par l’ONU, et dirigé par Fayed el Sarraj, vient de subir un premier coup d’état.

 

Profitant que l’armée loyale du gouvernement libyen d’union nationale est engagée actuellement dans une opération terminale pour libérer Syrte du groupe proclamé état islamique, et qu’elle vient de perdre 14 soldats et officiers et plus d’une trentaine de blessés, abattus par des « snipers » (dans une bataille qui lui coûte déjà plus de 550 morts et 3000 blessés), le GNA n’a pu s’opposer à la tentative du coup d’état organisée par Khalifa Ghweil, son prédecesseur à la tête du pays et qui refuse obstinément de céder sa place.

 

Les milices partisanes de Ghweil se sont emparées avec facilité d’une station de télévision, du siège du Conseil d’Etat, de nombreux bâtiments et édifices publics ainsi que de l’hôtel Rixos, situé près de la forêt Ennasr, dans le centre de Tripoli, où elles ont installé leur QG.

 

Khalifa Ghweil a présenté son coup d’état comme « Une initiative historique pour sauver la Libye » et a, dans la foulée, nommé un nouveau gouvernement de salut national.

 

Déjà visé par des sanctions européennes, Khalifa Ghweil a suspendu de leurs fonctions tous les ministres nommés par le gouvernement dirigé par Fayed el Sarraj.

 

Installé depuis le 12 mars 2016, ce gouvernement provisoire affronte sa plus grave crise, depuis que le maréchal Khalifa Haftar s’était emparé, en septembre dernier, du « Croissant pétrolier » libyen, coupant ainsi la quasi-totalité des revenus du GNA.

 

Fayed el Sarraj a, aussitôt, condamné cette tentative de coup d’état et dénoncé cette nouvelle opération militaire destinée à « saboter l’accord politique parrainé par l’ONU ».

 

Il a promis d’arrêter tous ces politiciens qui tentent de créer des institutions parallèles et de destabiliser la pays ».

 

Martin Kobler, envoyé spécial de l’ONU, a également condamné, samedi matin, l’initiative de Khalifa Ghweil, qu’il accuse d’entraver la mise en œuvre de l’accord politique en Libye. Il a renouvelé son soutien total au GNA pour gouverner la Libye.

 

La partie est cependant mal engagée, pour ce GNA, entre un maréchal Haftar et un Khalifa Ghweil qui, semble-t-il, ont un objectif commun : Faire chuter Fayed el Sarraj !

 

 

 

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