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Les autorités algériennes s’offusquent et s’irritent dès qu’on leur rappelle les crimes commis par certains d’entre-eux lors de ce que l’on nomme à présent « la guerre d’Algérie ».

(Source : El Watan du 19 octobre).

 

Le leader du FLN, Ferhat Abbas, n’a pas hésité à s’écrier : « La France a commis un crime : elle a livré le peuple algérien aux tueurs et aux assassins »…ne l’oubliez pas !

 

Non ne l’oubliez pas, Tayeb Zitouni, ministre des moudjahidines, quand vous estimez que « certains politiques français ont encore la nostalgie de l’Algérie française », en rappelant les propos, jugés par vous dégradants, du président de l’Association française des victimes du terrorisme, qui avait qualifié l’attentat à la bombe du Milk Bar, à Alger en 1956, d’acte terroriste, lors de l’hommage rendu le 19 septembre par François Hollande, aux Invalides.

 

Que cela vous plaise ou non, c’était un acte terroriste.

 

Vous rappelez que la première à avoir réagi, en qualifiant ces propos d’insupportables, de dégradants et de moralement infamants, c’est Zohra Drif ! Rien d’étonnant à cela, n’est-elle pas cette « terroriste » qui, en compagnie de Djamila Bouhired, a posé cette bombe au Milk Bar (cité ce jour-là par Guillaume Denoix de Saint-Marc) dans l’unique but de tuer des enfants et des femmes !

 

Ce terrorisme qu’ils ont pratiqué est, par vous, considéré comme de glorieux faits de guerre commis dans le but d’obtenir l’indépendance de leur pays !

 

Il existe une différence entre une guerre et des attentats terroristes ?

Dans une guerre des armées, des combattants, se massacrent avec tous les moyens en armement mis à leur disposition afin d’éliminer le plus d’ennemis possibles.

 

Quand le 1er novembre 1954 : Le caïd Ben Hadj Saddok, le jeune instituteur Guy Monnerot plus une dizaine de morts, ce n’est pas la guerre, c’est du terrorisme !

 

Voici une longue liste des crimes terrosites commis par les algériens :

*Le 20 août 1955, à El Halia, les 64 enfants, femmes et vieillards massacrés.

*Le 30 janvier 1956, à Sétif, toute la famille Cruet sauvagement assassinée.

*La bombre déposée par Raymonde Peschart devant l’arrêt d’un bus de ramassage scolaire à Diar-es-Saada, ainsi que celle posée dans les mêmes conditions rue Sadi-Carnot, pour tuer d’affreux combattants colonialistes âgés de 8 à 12 ans.

*La bombe déposée par Danièle Minne dans les toilettes de la « Cafétéria » et de « l’Otomatic », où se réunissaient de jeunes étudiants, des enfants venus manger des glaces et des femmes : bilan 8 morts et 62 blessés, dont huit amputés.

*La bombe du stade municipal, lors d’un match de foot : 12 morts et 45 blessés.

*La bombe à l’arrêt du tram, Boulevard de Provence à Bab-el-Oued : 6 morts et 14 blessés.

*La bombe posée sous l’estrade de l’orchestre Lucky Starway, au casino de la Corniche : 26 jeunes danseurs tués et plus de 50 blessés, dont 10 amputés.

*Les 16 innocents, dont 3 femmes, enfermés dans un hangar et brûlés vifs, le 9 mars 1962 à Eckmuhl.

*Les 79 instituteurs assassinés entre 1954 et 1962.

*Les dizaines d’innocents sequestrés et retrouvés la peau collée aux os et totalement vidés de leur sang pour alimenter les combattants algériens.

*Le massacre organisé le 27 mai 1957 à Melouza, un village entier rayé de la carte, 374 cadavres et 150 blessés, tous des arabes soupconnés par le FLN d’être des partisans de Messali Hadj.

*Les 2885 disparus entre le 19 mars et le 30 avril 1962 en Algérie.

*Les 3800 morts et disparus le 5 juillet 1962 à Oran.

*Les plus de 10.000 plaintes pour assassinats, viols et vols, après les « accords d’Evian ».

 

Que cela vous déplaise, vous choque, vous offusque, vous irrite, c’était du terrorisme et rien que du terrorisme.

Vous déclarez qu’un moudjahid aurait dit : « Entre nous et la France, il y a des montagnes de crânes et des rivières de sang qu’on ne peut oublier du jour au lendemain »

C’est la stricte vérité, mais c’est « entre nous, les « Pieds-Noirs » et vous les terroristes, qu’il y a des montagnes de crânes et des rivières de sang qui ne pourront jamais s’oublier, ni ce jour, ni demain, ni jamais ».

 

Vous êtes fier de votre révolution, affirmez-vous, Tayeb Zitouni ! Quand on constate le résultat on peut bien se demander de quoi et, surtout, pourquoi, si vous en êtes si fier, vos concitoyens sont si nombreux à fuir leur pays pour se réfugier dans celui de l’ex-colonisateur si honni ?

 

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