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Le 4 octobre, j’annonçais la démission du secrétaire général du parti socialiste espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, parce qu’il refusait de voter l’investiture au Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy.

J’informais également que le Parti Socialiste donnerait l’ordre de s’abstenir de voter contre, afin de faciliter la présentation d’un nouveau gouvernement de droite et j’estimais « qu’il s’agissait d’une grande leçon de démocratie, pour le seul profit du pays, donnée surtout à la France et à son parti socialiste, actuellement en pleine décomposition ».

Voilà qui est chose faite, après 314 jours d’une Espagne sans gouvernement.

Par 238 voix POUR et 17 abstentions de rebelles socialistes, Mariano Rajoy pourra présenter au roi Felipe VI, dans son palais de la Zarzuela, son prochain gouvernement.

L’Espagne va être, enfin, de nouveau gouvernée.

De nombreux incidents se sont déroulés dans l’enceinte du Palais des Congrès. Tous ayant pour origine le parti d’extrême gauche « Podemos », décu de l’option prise par la gauche socialiste et donc de son éloignement, probablement définitif, du pouvoir.

Son leader, Pablo Iglesias, n’a pu retenir des propos outranciers et insultants, traitant de délinquants les parlementaires du PP. Ils se sont vus signifier de quitter l’hémicycle, ce qu’ils ont fait en bon ordre.

A leur tour, ils ont été traités « d’amis des terroristes » par José Villegas, vice-président du parti « Cuidadanos ».

Quant au député de la gauche indépendante de Catalogne (ERC), Gabriel Rufian, il n’a pas hésité d’accuser de trahison les socialistes et s’est dit « honteux » d’appartenir à une telle gauche. Il est vrai qu’il voit ainsi s’éloigner, pour un certain temps, l’opportunité d’une indépendance de sa province.

Les insultes et provocations se sont poursuivies sur les marches, à la sortie du Palais des Congrès.

Pedro Sanchez, le secrétaire général démissionnaire du PSOE, va, à présent, tenter de reconquérir, en se présentant à la

lors du prochain congrès, sa pleine responsabilité et essayer de « reconstruire » sur les débris d’un parti socialiste aussi mal en point que ne l’est le PS français.

Il ne va pas être facile, pour le Parti Populaire de Rajoy, de gouverner, car il lui faudra collaborer afin que la prochaine magistrature ne soit pas un véritable calvaire.

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