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Mercredi c’est ouvert, à Alger, la 10e réunion de la lutte contre le terrorisme (CAERT), réunissant l’ensemble des services qui luttent contre le terrorisme sur le continent Africain.

Le responsable pour la sécurité, Smaïl Chergui, a mis en garde d’une manière solennelle contre l’arrivée de milliers de combattants étrangers fuyant les territoires en guerre tels l’Irak, la Syrie et la Libye, vers les régions du Sahel mais également vers l’Europe.

Il a exhorté les états à renforcer sérieusement leurs capacités de lutte contre le terrorisme.

Soulignant notamment que, sans être médiatisés comme les attentats meurtriers de Nice, le 14 juillet, et de Paris en novembre 2015, le continent africain avait subi, en 2016, 1651 attaques causant la mort de 14.860 personnes.

Smaïl Chergui s’est élevé contre la violence et l’extrémisme religieux qui frappent certains pays d’Afrique, et il met en garde contre ce phénomène émergent lié à la prolifération de milices armées composées de groupuscules autonomes qui se livrent au trafic d’armes, de drogue, de cigarettes et d’humains, qui sont des commerces de plus en plus florissants.

On se mobilise contre les massacres qui se produisent à Alep et à Mossoul mais on occulte dans les médias, et la communauté internationale ferme les yeux, devant les tueries du Nigéria et passe sous silence la famine qui détruit 50.000 enfants.

De son côté, le ministre des affaires religieuses algériennes, Mohamed Aissa, estime à environ 2000 à 2500 le nombre de djihadistes qui ont fui les combats et dont un nombre important se dirigera vers l’Europe, d’où ils sont partis pour rejoindre l’État islamique, et vers leurs autres pays d’origine, mais non pas vers l’Algérie car une centaine d’algériens seulement ont été recrutés par Daech par l’intermédiaire des réseaux sociaux.

L’Algérie ne ménage pas ses efforts contre la menace terroriste et c’est Alger qui a été choisie comme siège de la mise en action prochaine d’AFRIPOL, une force africaine destinée à sécuriser les frontières, surtout du Niger et du Mali.

Cette force est déjà déployée au sud Soudan et au nord Mali, où un effort est nécessaire, malgré la présence constante mais insuffisante de la force armée française.

Il est grand temps, en effet, que les pays africains, confrontés à un terrorisme des plus meurtriers, prennent une bonne fois pour toutes la résolution d’organiser leurs armées nationales afin d’éradiquer Boko Haram et les autres groupuscules terroristes et ne plus compter sur la protection de la France.

Il faut qu’ils se mobilisent s’ils ne veulent pas sombrer et, jusqu’à présent, ce n’est pas leur préoccupation première.

 

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