Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Après les défaites subies par Daech à Syrte (Libye) et Alep (Syrie) et les prochaines qui ne sauraient tardés, notamment à Raqqa (Syrie), une importante manifestation s’est déroulée samedi dernier, à Tunis, car la population est très inquiète, fort justement d’ailleurs, devant le retour d’un grand nombre de terroristes de nationalité tunisienne ayant combattu dans les rangs de Daech et ayant reçu des formations militaires et appris à manipuler toutes sortes d’armes de guerre sophistiqués.

Son une déclaration, affirmé dans un communiqué, et repris par l’AFP, du Syndicat national des forces de sécurité intérieure : «Le retour en Tunisie des terroristes en provenance des foyers de tension est alarmant et peut conduire à la « somalisation » de la Tunisie.

Ces terroristes pourraient rejoindre les «cellules dormantes» du pays, et «accepter » leur retour contribuera à élargir le cercle du terrorisme.

Déplorant «l’absence de volonté politique», les forces de sécurité ont exhorté le gouvernement à prendre des mesures «exceptionnelles», et notamment «la déchéance de nationalité».

(Mesure que la France n’a pas eu la volonté d’appliquer)

La Tunisie comptait plus de 5000 ressortissants dans les rangs d’organisations terroristes à l’étranger, selon l’AFP qui cite un groupe de travail de l’ONU, et la perspective de leur retour suscite une inquiétude grandissante.

Le ministre de l’Intérieur tunisien, Hédi Majdoub, a déclaré jeudi dernier à l’ARP, concernant l’assassinat, le 15 décembre 2016, de l’ingénieur spécialiste en drones, Mohamed Zouari, que près de 800 Tunisiens étaient rentrés au pays durant l’année 2016, après avoir passé des périodes prolongées dans des zones de conflits armés (Irak, Syrie et Libye).

Le ministre a reconnu que les renseignements concernant ces personnes sont insuffisants : «Les services de sécurité font de leur mieux pour les surveiller et réunir toutes les informations les concernant».

En règle générale, ces personnes rentrées en Tunisie sont traduites devant la justice, en vertu des juridictions antiterroristes, mais quelques dizaines, seulement, parmi ces 800 personnes ont été concernées par ces poursuites.

Les Tunisiens ont peur que les puissances internationales et régionales aient mis en place un «deal» permettant de rapatrier des milliers de terroristes en Tunisie, sans poursuites judiciaires : «Nous sentons l’odeur d’un arrangement international stipulant de rapatrier ces combattants en Tunisie, par les mêmes puissances régionales qui ont encouragé leur engagement dans ces combats, c’est-à-dire la Turquie et le Qatar».

 

Partager cet article

Repost 0