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La primaire socialiste va élire un candidat pour le représenter à la présidentielle de 2017. Pour la première fois, depuis des décennies, le PS n’a aucune chance de l’emporter, ni même, dans les conditions actuelles, d’être présent au second tour.

Analysons avec pragmatisme la situation telle qu’elle se présente : quel que soit le candidat finalement élu par le PS, ils se présenteront à trois lors du premier tour.

Supposons que ce soit Manuel Valls, il se partagera les voix de gauche avec Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron et, dès lors, aucun des trois ne se retrouvera face à François Fillon ou Marine Le Pen.

Tant mieux, direz-vous, mais avouez que ce n’est pas amusant car, dans un duel Fillon/Le Pen le résultat final ne fait aucun doute. Les récentes élections régionales, aussi bien en région PACA que dans le Nord, nous le prouvent.

Il serait préférable, oh combien, que face à Marine ce soit un candidat de gauche qui soit présent car, alors, elle aurait toutes ses chances de parvenir au sommet.

Lorsque l’on interroge les trois représentants de cette gauche moribonde il apparaît clairement qu’il n’est pas question que l’un ou l’autre se désiste pour favoriser le troisième. Macron, en tête des sondages, ne se retirera pas pour l’élu du parti socialiste, ni celui-ci pour Macron.

Est-ce que Mélenchon s’unira à l’élu socialiste, si celui-ci lui en fait la demande ? C’est une possibilité.

Mais même avec deux prétendants au titre : Valls (par exemple) et Macron, la certitude d’être présent au second tour est minime.

Voici donc ce que l’on pourrait suggérer à la gauche française : une seconde primaire en février, bien plus intéressante que l’affligeant spectacle qu’elle nous offre actuellement, opposant Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls (si c’est lui l’élu) ou tout autre, si c’est l’autre.

Tous se rangeant derrière le vainqueur, enfin presque tous.

Ce ne sera pas gagné pour autant mais il y aurait pour le moins un léger suspens et, pour Marine Le Pen, un réel espoir !

 

 

 

 

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