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Vous ne le saviez peut-être pas, mais en pleine guerre d’Algérie, le chef de l’Etat et le gouvernement français de l’époque, finançaient le FLN et l’ALN, nos ennemis, ceux qui massacraient nos soldats dans les djebels et tuaient nos femmes, nos enfants, et des civils dans les villes.

Paul Delouvrier, qui fut délégué général du gouvernement français en Algérie de décembre 1958 à novembre 1960, nous en a informé, mais cela n’a retenu l’attention de personne, en 1983, dans un « hors série » de la revue mensuelle « Science et Vie » :

« Je peux vous dire une autre chose. Quand je suis parti, que j'ai accepté donc de remplacer Salan, le général De Gaulle me dit : "Vous allez réfléchir, il faut aller très vite, mais faut que vous ayez quelque chose dans votre bissac." je me suis dit : qu'est-ce que je vais prendre dans le bissac ? J'ai été au ministère du Plan voire les gens qui travaillaient ça, qui ont le dossier, parler avec quelques personnes, j'ai feuilleté quelques dossiers, bon, je n'ai pas été long à trouver ce qu'il fallait. La première chose, du moment qu'il y a un plan de Constantine, il faut que la France me promette de mettre un peu d'argent là-dedans, sans ça, ça n'existera pas. Donc j'ai demandé un milliard de francs lourds par an. Et deuxième et dernière demande que j'ai adressée au général De Gaulle -comme je n'en ai adressé que deux, j'ai eu satisfaction sur les deux - sortir le gaz du Sahara et l'amener à la côte. Je me suis heurté à une opposition féroce. Des entreprises nationales qui avaient trouvé du pétrole et qui ne voulaient pas que le gaz sorte, parce qu'elles se disaient : le gaz va sortir à un prix qu'on va nous obliger à faire bas. Ça va être le prix de référence pour la métropole quand on franchira la Méditerranée, alors ne sortons pas le gaz maintenant. Il n'y en a pas tellement besoin en France, il y a Lacq etc. Et la sortie du gaz, je l'ai obtenue... Pourquoi est-ce que le gaz n'a pas été transpercé ? Les tuyaux, c'était facile, avec les fellaghas... Eh bien, simplement, parce que je me suis entendu avec Tunis. Le cirque, le fameux cirque déroulait le machin grâce à Bouakouir qui m'a servi d'intermédiaire et qui ne voulait pas qu'on sorte le gaz lui aussi, parce qu'il avait la trouille qu'on fasse un prix trop élevé pour le gaz, que cette richesse algérienne soit sacrifiée avant l'arrivée - bien qu'il fût français d'esprit —, avant l'arrivée de ce qu'il estimait être inéluctable et qu'il n'osait pas dire. Bouakouir s'est suspendu à moi pour qu'on ne sorte pas le gaz. Et le gaz est sorti parce que je me suis entendu pour que jamais les fellaghas ne le touchent. Et les compagnies ont arrosé suffisamment, et elles arrosaient les gens qui, après, allaient acheter des armes pour tuer les Français ». 

Il s’agit donc bien de la preuve que la France a bien versé de l’argent pour que les fellaghas ne sabotent pas le gazoduc qui traversait le Sahara.

Les Algériens n’avaient aucun droit juridique historique et encore moins ethnique sur le Sahara.

C’est la délégation algérienne du FLN qui, lors des accords d'Evian, s’est mis dans la poche les hauts fonctionnaires Français, membres de la délégation, qui, sur ordre de De Gaulle, devaient « brader » au plus vite l’Algérie Française.

De gaulle qui avait refusé la proposition de Bourguiba, président de la Tunisie, qui lui avait proposé de poser un « pipe-line » depuis Hassi-Messaoud jusqu’au golf de Gabès (600 kms), pour ne pas avoir à lui verser des royalties. Il préférait les réserver à nos ennemis !

Paul Delouvrier a expliqué qu’il a obtenu un milliard de francs lourds par an pour sortir le gaz du Sahara et l’amener jusqu’à la côte ». « Pourquoi les tuyaux n’ont pas été transpercés ? C’était facile avec les fellaghas ? Simplement parce que je me suis entendu avec Tunis », où siégeait le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Et le gaz est sorti parce que je me suis entendu pour que jamais les fellaghas ne le touchent, ajoutant que les compagnies pétrolières « ont également arrosé largement des gens qui, après, allaient acheter des armes pour tuer des Français ».

Conservant le gaz et le pétrole du Sahara, la France serait devenue une puissance mondiale indépendante énergétiquement et, surtout, immensément riche. (Il n’y a qu’à vérifier les milliards de dollars déposés sur des comptes à l’étranger par ceux qui ont dirigés l’Algérie depuis 1962).

 

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