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COMMENT POMPIDOU A RUINE LA FRANCE !!!

Ce n’est pas la peine d’être un économiste distingué pour comprendre qu’après la Grèce et demain le Portugal ce sera le tour de la France, de l’Espagne, de l’Italie et de bien d’autres pays membres de l’Union Européenne, d’être déclarée en défaut de paiement. Que ce soit la droite ou la gauche qui nous gouvernera en 2012 le résultat sera identique et l’échéance inévitable.

Il est facile d’expliquer  comment et pourquoi nous en sommes arrivés à ce triste constat : Le 3 janvier 1973 réforme de la banque de France. L’article 23 de cette loi POMPIDOU stipule :

«Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »

Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la banque de France de faire crédit à l’Etat obligeant ainsi la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts, alors qu’avant cette loi quand l’Etat empruntait de l’argent il le faisait auprès de la banque de France, qui lui appartenait, et le lui prêtait sans intérêt.

Autrement dit auparavant l’Etat français avait le droit de « battre monnaie » et à cause de cette nouvelle loi il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’Etat en lui prêtant avec intérêt  l’argent dont il a besoin.

L’accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément à cause de cette loi. La dette fin 1979 était de 239 milliards d’euros, déjà injustifiables, et fin 2008 elle se monte à 1327 milliards d’euros. Ainsi entre 1980 et 2008 la dette a augmenté de 1088 milliards et nous avons payé 1306 milliards d’euros en intérêts, donc bien davantage que la dette elle-même.

Aujourd’hui elle se monte à 1610 milliards d’euros…et demain ?

Notre dette ne pourra qu’augmenter si des mesures drastiques ne sont pas prises et elles ne le seront ni par la gauche ni par la droite pour des raisons électorales.

Si nous avions créé notre propre monnaie, faire très exactement ce qu’on le droit de faire les banques privées, notre dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui.

Georges POMPIDOU était directeur général de la banque Rothschild juste avant son élection, donc son valet, et « sa » loi a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès des banques privées, à commencer par la banque Rothschild bien évidemment.

Cette loi de 1973 a été renforcée par le Traité de Maastricht puis par les articles 104 et 123 du Traité de Lisbonne le 13 décembre 2007.

Conclusion : il est inévitable que notre pays sera déclaré en faillite à plus ou moins longue échéance.

La France roule donc sur une route sans issue. Notre proche futur est irréversible, nous allons vers le défaut de paiement et la banqueroute.

Contrairement à l’analyse générale qui dit que « L’euro est une monnaie sans nation » je dirai que « L’euro est une monnaie avec trop de nations »

La paternité du système monétaire européen revient à Jacques Delors. Il savait qu’une monnaie devait suivre la création d’une nation mais qu’elle ne devait jamais la précéder. Il a inversé sciemment l’ordre naturel des choses afin que d’aboutissement  l’euro devienne le moyen de faire avancer la construction de l’Europe. Il a tenté ainsi un énorme pari qui aujourd’hui se retourne contre l’Europe.

Donc, puisque de solution il n’existe pas que va-t-il se passer ?

Demain les marchés financiers prendront le pouvoir et ils le feront à leur manière, c'est-à-dire sans états d’âme, sans pitié et avec brutalité. Les effets seront désastreux surtout comme toujours pour le peuple.

Nous sommes d’ores et déjà confrontés à une crise d’ampleur bien plus dramatique qu’en 1929.

Quand un Français voyage dans un pays voisin il se rend forcément compte que « son euro » ne vaut pas le même prix que l’euro du pays dans lequel il achète. Ainsi, par exemple, si 1600 euros/mois me sont nécessaire pour vivre en France, je peux vivre en Espagne avec 1200 euros/mois, donc l’euro français vaut 25% plus cher que l’euro espagnol. Avec l’Allemagne c’est le contraire, l’euro français vaut environ 10% moins cher que l’euro germain et 70% plus cher que l’euro grec et ces exemples sont identiques pour tous les pays de la zone euro.

Il n’existe donc qu’une seule solution pour nous sortir de cette crise :

Il faut que les nations retrouvent la souveraineté de leur monnaie.

Revenir donc à la monnaie d’origine de chaque pays, donc au Franc pour la France, au Drachme pour la Grèce, à la Peseta pour l’Espagne, au Deutchmark pour l’Allemagne, etc. et que la valeur de chaque monnaie retrouve son véritable taux de change.

Ainsi la France, comme les autres pays de la zone euro, pourrait emprunter à sa propre banque : la Banque de France, à taux zéro, les 1600 milliards de son actuelle dette afin de les rembourser et de ne plus avoir à payer des intérêts énormes mais uniquement à programmer un remboursement progressif de sa propre dette à sa propre banque.

Cela relancerait forcément les exportations et la croissance au détriment des seules importations.

Nous avons vécu des siècles dans de telles conditions et nous ne nous en sommes pas trop mal tiré jusqu’en 1973 alors pourquoi l’avenir serait-il différent ?

Il sera temps alors de repenser l’Europe dans un contexte économique et financier plus réaliste.

 

 

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