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L’histoire de l’Algérie apprise aux étudiants Algériens. (Par la République Algérienne Démocratique et Populaire)

 

Tout comme nous apprenons (pour le moment) l’histoire de la France les autres pays apprennent l’histoire de leur pays qui n’est évidemment pas la même et forcément l’Algérie apprend l’histoire de l’Algérie. Force m’est de reconnaître que sur UN POINT BIEN PRECIS elle est plus objective que notre histoire de France.

 

Voici un extrait d’un livre de « leur histoire » : (recopié textuellement)

 

….« Entre la métropole et les Français d’Algérie, le fossé n’a jamais été plus grand. Pour parler d’abord de la métropole, tout se passe comme si le juste procès, fait enfin chez nous à la politique de colonisation, avait été étendu à tous les Français qui vivent là-bas. A lire une certaine presse, il semblerait que l’Algérie soit peuplée d’un million de colons à cravache et à cigare, montés sur Cadillac…

Quatre-vingt pour cent des Français d’Algérie ne sont pas des colons, mais des salariés ou des commerçants. Le niveau de vie des salariés, bien que supérieur à celui des Arabes, est inférieur à celui de la métropole. Deux exemples le montreront. Le SMIG est fixé à un taux nettement plus bas que celui des zones les plus défavorisées de la métropole. De plus en matière d’avantages sociaux, un père de famille de trois enfants perçoit à peu près 7200 francs contre 19000 en France. Voici les profiteurs de la colonisation … (La France et les Français…)

Les gouvernements successifs de la métropole, appuyés sur la confortable indifférence de la presse et de l’opinion publique, secondés par la complaisance des législateurs, sont les premiers et les vrais responsables du désastre actuel. Ils sont plus coupables en tout cas que ces centaines de milliers de travailleurs français qui se survivent en Algérie avec des salaires de misère, qui, trois fois en trente ans, ont pris les armes pour venir au secours de la métropole et qui se voient récompensés aujourd’hui par le mépris des secourus. Ils sont plus coupables que ces populations juives, coincées depuis des années entre l’antisémitisme français et la méfiance arabe, et réduites aujourd’hui, par l’indifférence de notre opinion, à demander refuge à un autre Etat que le français. Reconnaissons donc de bonne foi que la faute est ici collective…

Camus a eu le mérite de nuancer l’identité des Français d’Algérie. Il est vrai que, en 1955, la plupart d’entre eux n’étaient pas des colons. Ils étaient arrivés en Algérie en tant qu’immigrants en provenance de presque tous les pays de la Méditerranée, c’est-à-dire non seulement la France, mais également l’Italie, l’Espagne, le Portugal, Malte, etc. Ils furent souvent des réfugiés politiques de la révolution de 1848 et de la Commune de 1870, des Alsaciens réfractaires à l’impérialisme prussien de 1871 ou des Espagnols défaits dans la guerre civile de 1936-1939. Bref, pour la majorité, il s’agissait de fuir la misère. En somme, ceux qu’on nomme aujourd’hui les « Pieds-Noirs », ces Français d’Algérie de la première heure (et leur descendants), ont sûrement profité de la colonisation mais 130 ans plus tard la plupart des européens vivant en Algérie n’en étaient pas directement responsables. »….

Comme on aimerait que l’histoire de France soit aussi objective sur ces points précis mais il est à craindre qu’avec nos historiens officiels ce ne soit pas le cas et ce le sera de moins en moins.

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