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LES PIEDS-ROUGES vus par Catherine SIMON.

 

Cette journaliste s’est penchée sur « l’odyssée » des pieds-rouges et son enquête ainsi que les témoignages recueillis sont accablants pour les régimes qui ont pris le pouvoir en Algérie après l’indépendance et c’est le moins qu’on puisse écrire.

Il me semble tout de même nécessaire d’approfondir certains points qu’elle ne fait que survoler.

Tout d’abord ils n’étaient pas des milliers, ces ‘’fameux’’ pieds-rouges à se mettre au service de la nouvelle Algérie indépendante mais quelques centaines seulement, bien moins que les coopérants qui étaient 14.000.

Ces pieds-rouges estimaient que « la France avait beaucoup cassé et qu’il leur fallait réparer les dégâts » (on peut admirer ce qu’ils ont réparé !!).

L’éventail que nous présente cette journaliste des pieds-rouges ne correspond pas très exactement à la réalité : « des acteurs du mouvement anticolonialiste, des révolutionnaires, des communistes en rupture de ban avec le parti, des anarchistes et des « chrétiens de gauche » bouleversés quand ils apprennent que l’armée française torture et maltraite les populations algériennes » (les jeunes « appelés » français apprécieront… surtout que ces chrétiens de gauche n’ont jamais été « bouleversés » quand le FLN et l’ALN torturaient, mutilaient et massacraient ces jeunes soldats français et des civils innocents !)

D’ailleurs, et cela est surprenant, mais bien que sur place, ces pieds-rouges, n’ont jamais été au courant du massacre des harkis et des règlements de comptes politiques qui ont fait des dizaines de milliers de morts après le 19 mars 1962.

Ils présentent des circonstances atténuantes : ils étaient pour le plus grand nombre basés dans les villes où l’on ne savait rien de ce qui se passait dans le bled et à Oran (seconde ville d’Algérie tout de même !)

La naïveté de Catherine Simon fait peine à voir : « Les pieds-rouges bossent comme des fous, douze heures par jour, et ils font tout pour ne pas se mêler des affaires de l’Algérie.

Instinctivement ils ont appris à ne pas se montrer curieux de ce qui se passe et même quand ils assistent à des scènes horribles (Ah ! Tout de même ils y assistent…) comme la mise à mort d’un harki pendant un tour de chant…ils en refoulent le souvenir tellement le choc est grand. Ils sont portés par « un état d’ébriété idéologique qui les tient à l’écart de la réalité de l’Algérie » (On va les plaindre…)

Ce comportement est tout de même étrange car tous ces courageux révolutionnaires se mêlaient des affaires de la France et se montraient fort curieux quand ils ne risquaient pas grand-chose de ce côté de la Méditerranée !  

Sommet de cette naïveté : il paraît que l’action la plus efficace de ces pieds-rouges s’est située sur le plan médical ?

« Recrutés à tour de bras les médecins et les infirmiers ont considérablement fait baisser les risques d’épidémie et grâce à leurs efforts des hécatombes ont été évitées ».

J’ignorais, et je suppose que tous les pieds noirs l’ignoraient également, qu’au cours des dernières décennies il y avait en Algérie Française des épidémies qui provoquaient des hécatombes parmi la population…mais puisqu’elle le dit !

Et je grimpe encore plus haut : « Ce travail a également mobilisé des militaires français, toujours en poste après l’indépendance, tombés amoureux de ce pays et de son peuple »

J’ignorais que des soldats français étaient restés volontairement en Algérie après l’indépendance…mais puisqu’elle le dit !

Et elle ajoute : « Les pieds-rouges n’ont pas fait tout cela pour la gloire (Là je veux bien la croire, il n’y avait aucune gloire dans leur démarche, bien au contraire).

Quant à la très belle page d’histoire qu’ils auraient écrite, on attend et on attendra longtemps pour la lire…

Disons plutôt qu’ils ont été les « dindons » de leur histoire et très vite rejetés à la mer et cela serait risible si parmi ces pieds-rouges qui sont partis et les « rouges » tout court qui sont restés en métropole, tous ces « bobos » de la gauche caviar, ces porteurs de valises, etc. il n’y avait pas eu des criminels, des traîtres, qui par leurs actions ont été les complices du massacre de jeunes soldats métropolitains et de civils innocents.. Ils ont du sang sur leurs mains et il n’est toujours pas coagulé…

Un autre jour je vous intéresserai au cas plus particulier d’une « héroïne » de ces pieds-rouges, Anne Beaumanoir…celle qui a succédé à Franz Fanon dans la trahison et le déshonneur.

 

 

 

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