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On nous prend vraiment pour des…

 

Il suffit d’écouter attentivement les « infos » pour comprendre à quel point les citoyens français sont désinformés, manipulés, trompés, par ceux qui ont mission justement de les tenir informés. L’abattage des animaux selon le rite religieux musulman est un sujet qui date depuis des années (entendre Brigitte Bardot) et soudainement, parce que Marine Le Pen en a parlé, il est à « la Une » de toutes les infos et l’on se permet de dire tout et n’importe quoi.

Reprenons dans l’ordre de réception de nos « infos » : au journal de 13 heures, Mme Florence Bergeaud-Blackler, une sociologue qui a enquêté auprès des abattoirs de l’Ile de France (puisqu’il est question de l’Ile de France et non pas de la France) admet que les animaux sont abattus vivants pour des raisons économiques : « il est difficile de nettoyer les locaux après chaque série d’abattage et de recommencer plusieurs fois dans la journée ». On peut le comprendre mais il suffirait pour éviter cet inconvénient de procéder à l’abattage « halal » en fin de journée en une seule fois.

Pour M. Yves Berger, président des bouchers, aucune réglementation n’est prévue qui permette de suivre à la trace le parcours de la viande, ce qui explique que les bouchers se trouvent devant l’obligation de « mentir » aux clients. Sans doute n’était-il pas encore au courant que le ministre de l’agriculture, le soir même à « Mots croisés » annonçait le décret qui va permettre de remédier à ce problème « mineur » et qui sera appliqué dès le 1er juillet…comme par hasard.

Le matin même, Frédéric Freund, de l’association de défense des animaux d’abattoirs, mettait en garde contre les possibilités d’une contamination lorsque les animaux sont suspendus après avoir été égorgés vivants. Ce problème soulevé par le représentant du FN ne semblait pas préoccuper M. Julien Drai, député socialiste, outre mesure indiquant que c’était encore une manœuvre de Marine Le Pen pour affoler la population.

Au fait, puisque le moment est propice aux référendums, paraît-il, pourquoi ne pas en proposer un chaque trimestre aux Français sur des sujets aussi importants ? Il en existe des dizaines. Ainsi le nombre des députés pourrait être réduit de moitié puisque les citoyens dicteront directement les lois que, pour une fois, ils voteront !  

 

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