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UN, DEUX, TROIS débats ou plus…

Pourquoi faire puisque l’on ne débattra pas sur l’essentiel : la dette de la France et comment la sortir de ce cercle infernal. La France ne souffre pas, elle n’a pas encore commencé à souffrir. Certains Français souffrent, les dizaines de milliers qui ont perdu leur emploi ces derniers mois mais ils sont, pour le moment, « aidés ». La France va commencer à souffrir le jour où les salaires des fonctionnaires seront diminués de 10%, le jour où les retraites seront abaissées de 20%, le jour où les impôts et les charges (patronales et salariales) augmenteront irrémédiablement, le jour où il y aura 20% de chômeurs…et ce jour n’est pas lointain.

- Il verra « le jour » immédiatement en 2013 si Hollande et Mélenchon sont élus, car ce n’est pas avec le programme présenté que cette dette diminuera et ce n’est pas leur promesse de croissance annoncée (et probablement absente) qui convaincra nos créanciers.

- Un peu plus tard si Sarkozy est reconduit et qu’il ne prend pas les mesures     adéquates et se contente des demies-mesures habituelles, prises jusqu’à ce jour.

Bien sûr qu’il est nécessaire de débattre sur des sujets franco-français : le vote des étrangers, l’immigration, la sécurité, la santé, le chômage, l’assistanat, les niches fiscales, produire français, acheter français, le protectionnisme, etc. mais malheureusement, ces sujets très importants passent au second plan pour l’instant.

Ne trouvez-vous pas bizarre qu’au pays de Descartes ceux qui prétendent nous diriger soient si peu cartésiens ? Il n’est nul besoin d’être énarque, polytechnicien ou économiste distingué pour examiner avec lucidité notre situation actuelle : la Grèce sera en faillite avant fin 2012, l’Espagne, l’Italie, le Portugal en cessation de paiement probablement avant fin 2013 et à cette même date la France aura été dégradée une fois de plus et sera prête à rejoindre les trois autres pays latins. Ceux-ci d’ailleurs ne se privent pas de reprocher à notre président d’avoir fait front commun avec l’Allemagne en pensant mieux se protéger contre le désastre annoncé.

Quelles solutions afin d’éviter si possible ce désastre ?

-Poursuivre la zone euro telle qu’elle existe aujourd’hui ? Ce n’est plus   envisageable car elle entraîne inévitablement l’austérité et néglige la croissance.

-Sortir de la zone euro et retrouvez notre pleine souveraineté ? C’est une solution qui pose de nombreux problèmes, notamment de dévaluation et d’inflation, etc.

N’existe-t-il pas une solution bien plus simple, plus viable, dont aucun de nos prétendants dirigeants n’envisage, jusqu’à ce jour, l’emploi ?

Oui elle existe.

La BCE (Banque Centrale Européenne) prête des centaines de milliards aux banques à un taux de complaisance de 1% afin que ces mêmes banques les transfèrent  en grande partie vers les  pays en très grandes difficultés et à des taux variant de 3 à 30 %.

Plus le pays s’enlise plus le taux d’intérêt enfle car plus le risque est grand. C’est un cercle vicieux irréversible dont l’aboutissement final est la faillite inéluctable de ce pays qui ne peut plus rembourser ni la dette ni les intérêts de la dette.

Prenons l’exemple de la Grèce. Quand elle ne pourra plus rembourser, ce qui ne saurait tarder, les banques perdront les milliards prêtés (elles ont déjà perdu 50% de leur créance) et ne pourront donc pas les rembourser à la BCE qui se trouvera à son tour en grande difficulté. Ce sera ensuite le cas de l’Espagne, des autres et à son tour de la France.

Examinons ce problème avec véritablement le désir de le résoudre : la BCE doit prêter directement ces milliards aux pays à un taux identique (par exemple 3%) et cela quelle que soit sa situation et en exigeant bien entendu le contrôle des dépenses. Elle fera un bénéfice bien plus important et son risque de ne pas être remboursé disparaîtra car elle mettra ces pays en possibilité de remboursement sans étranglement.

Cette solution est-elle envisageable ?

 Bien évidemment mais à la condition que tous les pays en grand danger actuellement, Grèce, Espagne, Italie, Portugal et bien entendu  France, face front commun pour l’exiger de l’Allemagne qui a tout intérêt à l’envisager.

Dans l’immédiat seul Nicolas Sarkozy peut influencer Angela Merckel de cette solution afin qu’elle soit applicable dans les prochaines semaines, seul  il peut l’imposer…avant qu’il ne soit trop tard !

 

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