Le 17 avril le peuple algérien va élire un président de la république qui n’exercera pas, qui ne gouvernera pas ! Aujourd’hui le doute n’est plus permis.
**Un nouveau ministre d’Etat, Abdelaziz Belkhadem, vient de le confirmer lors de deux récentes interviews télévisées :
« Le président Bouteflika est sérieusement handicapé. Il a toujours besoin d’une rééducation fonctionnelle car il n’a pas retrouvé ses fonctions motrices. Ses muscles sont atteints et il se trouve dans un fauteuil roulant car il n’a pas l’usage de ses jambes et il perd souvent sa voix ».
C’est là une situation unique sur la scène politique mondiale.
Il s’agira donc d’un gouvernement par procuration et derrière la façade Bouteflika ce sera son clan qui détiendra tous les pouvoirs et pourra poursuivre son enrichissement sans craindre de poursuites judiciaires (pour quatre années supplémentaires)
Au cours de ces dernières années plus de vingt milliards de dollars ont été transférés illicitement à l’étranger (selon l’ONG Global Financial Integrity)
Après quinze années de gouvernance Bouteflika, l’Algérie n’a pas réussi sa modernisation économique car sa richesse a été mal employée.
En 2014, l’Algérie n’a jamais été aussi riche et son peuple jamais aussi malheureux ! **Depuis l’indépendance, l’Algérie qui possède :
-La troisième réserve africaine de pétrole (12,2 milliards de barils),
-1/3 des ressources gazières du continent (4500 milliards de m3)
-Et dans son sous-sol la troisième réserve mondiale de gaz de schiste.
Ses comptes publics pourraient faire l’envie de plus d’un pays émergent, avec une dette près de 0 et des réserves de change de + de 200 milliards mais l’Algérie est cependant classée au 96e rang à l’indice international du niveau de vie car, hors son pétrole et son gaz, elle ne produit pratiquement rien et importe tout ce qu’elle consomme.
La France étant son premier fournisseur !
*La sécurité est devenue l’un de ses problèmes majeurs
*Le peuple gronde (la moitié de ses 38 millions d’habitants a moins de 20 ans et + de 40% de chômeurs) malgré l’ouverture des vannes pré-électorales pour les subventions et les très importantes augmentations de salaires pour les médecins, douaniers, policiers, postiers, enseignants, avec effet rétroactif, ainsi que + 20% sur le salaire minimum.
*Sa monnaie est fortement dévaluée et l’on change facilement des euros en dinars à + de 40% au dessus du cours officiel.
Voici donc un bref bilan de l’état actuel de l’Algérie après 15 années de pouvoir d’un Bouteflika en bonne santé.
Qu’en sera-t-il après quatre années d’un Bouteflika très diminué, c’est le moins que l’on puisse se demander ?