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Fichés S : Même la CGT savait !

Subitement et comme par hasard tout un chacun se préoccupe aujourd’hui des radicalisés « Fichés S » infiltrés dans de très nombreuses entreprises sensibles françaises, Aéroports, SNCF, RATP, etc. On en découvre partout mais l’on savait !

Alors pourquoi ce silence ? Était-ce voulu ?

Même la CGT, par l’affirmation de son secrétaire général Philippe Martinez, vient, sans doute à contre cœur, de l’avouer sans vergogne : « C’est la faute aux islamistes si la CGT a perdu sa première place syndicale aux élections professionnelles de mars dernier à Air France »

Le « patron » poursuit : « On a viré ce genre d’individus, un vrai coup de balai, assumé volontairement, qui nous a fait perdre 500 syndiqués à la CGT »

Cette déclaration fracassante de Martinez, si elle confirme une réalité, est très grave d’enseignement car elle apporte une double preuve :

A) La CGT savait que des « Fichés S » étaient infiltrés à Air France.

B) La compagnie aérienne est gangrenée à un point tel que le seul fait d’exclure quelques individus a fait perdre plus de 500 voix au syndicat.

Nous étions bien loin de soupçonner un personnel aussi « radicalisés » !

Donc, depuis des années, la CGT dénonce des dérives et elle a exclu courageusement quelques individus. Bravo !

Bien entendu cela est totalement faux, c’est ce qu’affirme à son tour Miguel Fortéa, secrétaire général de la CGT à Air France : « Les 500 à 1000 voix perdus font suite au retrait de leur mandat syndical des quelques délégués CGT qui s’étaient trop rapprochés de la direction »

Ouf ! On respire mieux, on a eu peur !

C’est une histoire drôle sortie de son chapeau par le « patron » de la CGT afin de justifier l’échec de son syndicat.

Non seulement il n’est pas le « chevalier blanc » qui a fait le ménage mais il est le responsable, à la suite de bien d’autres dirigeants, des multiples raisons qui expliquent la débâcle de ce syndicat auprès du monde ouvrier.

Il n’empêche qu’il est bien vrai, toujours selon la CGT, que certains collaborateurs refusent de serrer la main d’une femme, hiérarchiquement leur supérieure, qu’ils refusent également de charger ou de décharger des containers d’alcool, ou de cochonnailles, etc. et cela nous donne le droit de poser quelques questions sur les « radicalisations » au sein de l’entreprise.

Preuve supplémentaire, depuis début 2015, et surtout depuis l’état d’urgence, uniquement sur la plateforme de Roissy-Charles-de-Gaulle, 57 agents assermentés se sont vus retirer leur habilitation à travailler sur l’aéroport parisien, soupçonnés de « radicalisation »

La direction d’Air France se refuse à tout commentaire

Combien de dizaines, qui ne sont pas encore soupçonnés de « radicalisation » (ou qui savent mieux la dissimuler) sont toujours en activité actuellement dans des endroits jugés très sensibles ?

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