Pour en finir avec cette affaire Verdun/Black M, qui n’est qu’une tempête dans un verre d’eau et ne peut qu’offusquer ceux qui y trouvaient un intérêt particulier, par exemple le mari de RamaYade, Joseph Zimet, chargé de la mission du centenaire de la Grande Guerre, ou un intérêt idéologique, pour répondre à la ministre de la culture Audrey Azoulay et aux Jack Lang, Benoit Hamon, Christiane Taubira et autres Cambadélis, et plus particulièrement à Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'état aux anciens combattants qui, semble-t-il, a été totalement sourd aux doléances outragées justement des anciens combattants, qu'il est chargé de représenter et non pas de rejeter.
Sans vouloir occulter l’effort militaire fourni par les « Africains » lors de la guerre de 14/18, il est faux de faire croire qu’à eux seuls ils ont sauvé la France et que leurs descendants auraient obligatoirement des droits sur nous.
Quelques chiffres viennent démontrer qu'il n'en fut rien :
(Source : Histoire de l’Afrique du Nord des origines à nos jours. Editions Le Rocher, en librairie le 2 juin 2016.)
Effectifs français sous les drapeaux : 7,8 millions, soit 20% de la population totale.
*Sur ces 7,8 millons de français, 73.000 Français d’Algérie, soit 20% de la population «pieds-noirs» Pertes françaises 1.300.000 morts, soit 16,67% des effectifs.
*Pertes des Français d’Algérie 12.000 morts, soit 16,44% des effectifs.
Effectifs africains sous les drapeaux : 407.000 hommes, soit 5,22% de l’effectif total de l’armée française.
*Sur ces 407.000 hommes, 218.000 étaient des « indigènes » originaires du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, soit 2% de la population de ces trois pays.
*Sur ces 218.000 hommes, on comptait 178.000 Algériens, soit 2,28 % de tous les effectifs français.
*L’Afrique noire a fourni 189.000 hommes, soit 1,6% de la population totale et 2,42% des effectifs français.
*Les pertes des unités nord africaines furent de 35.900 hommes, soit 16,47% des effectifs.
*Sur ces 35.900 morts, 23.000 étaient Algériens. Les pertes algériennes atteignirent donc 17.98 % des effectifs mobilisés ou engagés.
*Les pertes au sein des unités composées d’Africains sud-sahariens sont estimées entre 30 et 35.000 morts, soit environ 16,50% des effectifs.
En conclusion il n’y a pas eu davantage de « chair à canon » africaine ou maghrébine que française ou « pieds-noirs ».
En ce qui concerne plus particulièrement la bataille de Verdun, le 2e Corps colonial était composé, en 1916, de 16 régiments dont les 2/3 étaient formés de Français mobilisés.
Si les Africains ont courageusement participé aux combats, aussi bien en 14/18 qu’en 39/45, la France reconnaissante leur a rendu hommage et continue à le faire en accueillant les descendants de ces « vaillants guerriers » bien au-delà des 5,22% des Africains qui furent mobilisés dans son armée.