
On savait que des djihadistes s’étaient introduits en Europe, dissimulés parmi les migrants, au cours de ces derniers mois, mais à présent, avec la fin proche des combats en Syrie, ce danger prend une ampleur autrement plus dangereuse.
Depuis la signature, le 17 septembre 2018, de l’accord russo-turc de Sotchi, sur la mer noire, paraphé par Vladimir Poutine et Recep Erdogan, accord qui a suspendu l’offensive menée contre les rebelles de la province d’Iblid, fief du mouvement djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham (ATC), et installé une zone démilitarisée d’une vingtaine de kilomètres le long de la ligne de front, plus d’un millier de combattants de Daech et d’Al Qaïda ont pu quitter discrètement la région des combats, en Syrie.
Une information des autorités grecques nous prévient que 120 djihadistes ont été détectés parmi les nouveaux migrants illégaux, arrivés ces derniers jours dans le camp de Moria, sur l’Ile de Lesbos.
Ces djihadistes ne figurent pas sur le fichier d’environ 5000 combattants rebelles, mis à la disposition des autorités européennes.