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En Espagne, aux approches de l’élection municipale qui doit désigner le (ou la) prochain maire de la capitale, Madrid, la tension monte comme jamais ce ne fut le cas auparavant.

Cette tension est surtout due à la présence, parmi les candidats, de Pablo Iglesias, qui a démissionné de son poste de vice-président de l’Assemblée Nationale pour imposer sa candidature à la mairie de Madrid, et qui joue ainsi son avenir politique, dans le cas probable d’un échec.

Ses partisans d’extrême gauche perturbent et attaquent actuellement tous les meetings du parti VOX, à coups de lancements de pierres, de divers objets et même d’œufs.

Une petite fille, âgée de dix ans, qui accompagnait ses parents à un meeting qui se déroulait dans la municipalité de Navalcarnero, a été blessée à la tête.

Le président de VOX, Santiago Abascal, qui lui-même a esquivé de justesse une pierre qui visait sa tête, a lancé un avertissement ce dernier mercredi : « Si la police n’intervient pas pour sécuriser les meetings jusqu’à la fin de la campagne, si elle ne protège pas le peuple et n’arrête pas les agresseurs, j’encouragerais mes partisans à se défendre directement. »

Il a poursuivi, ajoutant que « bien entendu la presse et les médias passe sous silence ces agressions car, à l’heure actuelle, une petite fille espagnole n’attire pas la même compassion que certains mineurs étrangers. ».

Santiago Abascal a prévenu « qu’il ne voulait pas voir une autre petite fille pleurer « sans prendre par la peau du cou et remettre à la police le terroriste de rue qui lui a fait mal. Il n’acceptera jamais les « lapidations » dans les rues de Madrid : « Ils ne nous enlèveront pas notre liberté de nous exprimer et nous ne nous laisserons pas lapider sans riposter vigoureusement. »

La candidate de VOX à la mairie de Madrid, Rocio Monasterio, a accusé directement Pablo Iglesias d’être l’instigateur de ces violences contre son parti par les « Brigadistas ».

VOX est devenu la troisième force politique d’Espagne, et il ne cesse de progresser à chaque nouvelle élection. Si le PP (Parti Popular) de droite peut espérer récupérer prochainement le pouvoir, il ne pourra le faire qu’avec l’appui de sa droite : VOX, déjà leader de cette droite, aux dernières élections en Catalogne, devançant le PP et Ciudadanos.

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