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Nous avons tous été bercés dans notre jeunesse par ces magnifiques « westerns » et tous ces « cow-boys », les Burt Lancaster, Gary Cooper, Kirk Douglas, Alan Ladd, Robert Mitchum, etc, en selles sur leurs intrépides chevaux, infatigables, invincibles, mais savez-vous que ces « chevaux » n’existaient pas aux Amériques, avant l’arrivée des « conquistadores » espagnoles ! 

Il y a environ 10 000 ans, les chevaux préhistoriques ont disparu du continent américain. Pour de nombreuses théories avancées, ces chevaux se sont enfuis par les glaces de l’Alaska vers le nord du continent européen.  

Ce n’est donc qu’en l’an 1493 que leur histoire a repris dans ce continent nouvellement découvert. Christophe Colomb était sur le point d’entamer son deuxième voyage en Amérique avec l’intention de la conquérir. Les Rois Catholiques, avant le départ de l’expédition, ont signé un document ordonnant qu’au moins 12 chevaux et juments soient envoyés avec les navires

Il s’agissait donc des douze chevaux connus sous le nom de mesteño ou retuerta. Cette espèce, habituée aux terres dures des marais du bas Guadalquivir, en Espagne, où ces troupeaux courent en liberté dans des paysages désolés. 

Ces terres, immergées sous l’eau une grande partie de l’année et brûlées par le soleil pendant les longs mois d’été dans cette enclave, produisent une race résistante aux longs trajets, robuste pour le travail et facile à monter.  

Et c’est ainsi que, lorsque les bateaux ont atteint le continent américain, le cheval est retourné aux Amériques. La graine qui a donné naissance aux cow-boys a été ainsi plantée. 

Mais l’origine des cow-boys est-elle vraiment nord-américaine ? 

Dans cette région, on pratiquait les rodéos, on utilisait des éperons, on portait des chapeaux à larges bords… Les gauchos de la Pampa, les llaneros du Venezuela et de la Colombie et les cow-boys américains ont seulement hérité de ce mode de vie, mais ils ne l’ont pas conçu. 

À l’origine, selon la loi espagnole, l’équitation était interdite aux Amérindiens. Cependant, l’histoire raconte que les indigènes se sont rebellés contre la règle, tandis que dans certains cas, ce sont les envahisseurs qui ont décidé d’enfreindre leur propre règle parce qu’ils n’avaient personne pour s’occuper de leurs animaux. Ainsi, les indigènes sont également devenus d’habiles cavaliers et la nouvelle découverte s’est répandue dans les différentes tribus. 

Aux États-Unis, les Indiens des Grandes Plaines vivaient de la chasse et de l’agriculture. De vastes troupeaux de bisons parcouraient la terre. Pour les chasser, ces gens se déplaçaient deux fois par an, au début de l’été et après l’automne. L’adoption du cheval pour ces tâches a facilité la vie de ses habitants. 

Chaque année, le 26 juin, est célébrée à Donana (Espagne) une fête de l’élevage et cela remonte jusqu’en 1504 « La Saca de las Yeguas ». Le but de cet évènement est d’emmener les juments dites « Marismenas », qui vivent en liberté, jusqu’à la foire agricole où elles seront vendues. 

Il s’agit-là, mais vous l’aviez compris, l’origine des premiers chevaux qui « accompagnaient » les « Conquistadores » lors de leurs premiers débarquements aux Amériques. 

 

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