Monsieur le ministre de la Justice, Monsieur le ministre de l’Intérieur, permettez-moi de vous interpeller sur un sujet qui vous préoccupe bien davantage qu’il ne me préoccupe.
Vous êtes le meilleur « duo » depuis des décennies. Jamais un ministre de la Justice, garde des Sceaux, et un ministre de l’Intérieur, n’ont été dans une si parfaite symbiose.
Gérald Darmanin et Bruno Retailleau, vous avez le même objectif : sauver la France, contrôler l’immigration, éliminer une partie de la racaille, appliquer immédiatement les peines de prison les plus courtes, lutter, puisqu’il est apparemment impossible de l’éradiquer, contre le narco-banditisme et le narcotrafic, etc. Mais vous ne pouvez réussir dans vos projets pour des raisons souvent indépendantes de votre volonté : lois et directives européennes qui bousculent notre souveraineté, manques de moyens financiers, à cause de notre dette abyssale, pour construire davantage de places de prisons (pas question, bien entendu, d’espérer la construction – promise depuis 7 ans – des 15.000 places de prison), tribunaux administratifs qui bousculent vos décisions et, pour le sujet qui nous interpelle actuellement, impossibilité d’expulser les milliers d’OQTF qui menacent la sécurité des Français sur tout le territoire, ni de les tenir éloigner dans les quelques CRA (Centre de Rétention Administrative), pleins jusqu’à exploser.
Certains pays, et tout particulièrement l’Algérie, refusent de recueillir leurs ressortissants OQTF (délinquants, voleurs, violeurs, agresseurs, terroristes, criminels, etc.) et vous paraissez frappés d’impuissance.
Vous pourriez tenter, comme dans l’exemple italien, de les diriger vers un autre pays mais les difficultés rencontrées par le gouvernement transalpin, avec ses juges, ne peuvent que vous dissuader.
Et pourtant des solutions existent et cela fait des années que nous les suggérons.
*Puisqu’il apparaît comme impossible d’obtenir les laissez-passer consulaires pour expédier les OQTF vers leurs pays mais également de les diriger vers une autre destination, pourquoi ne pas les conduire vers des territoires nous appartenant hors la métropole ? Par exemple : Saint-Laurent du Maroni, Cayenne (cela fera certainement plaisir à Madame Taubira), Nouvelle-Calédonie, certaines de nos îles dépeuplées, etc.
*Je ne comprends pas les raisons qui s’opposeraient à cette solution si pratique et je serais vraiment comblé si l’un de vous deux, Gérald Darmanin ou Bruno Retailleau, pouvait m’accorder quelques minutes pour me l’expliquer, pour nous l’expliquer.
Et, par la même occasion, vous pourriez y diriger également tous les étrangers condamnés qui occupent les cellules réservées à nos nationaux et binationaux ?
Mais, me direz-vous, pour cela il faut construire et nous n’avons ni les moyens ni le temps pour réaliser rapidement ces projets. Qu’il me soit permis de suggérer une solution rapide et moins onéreuse : l’achat de milliers de containers (prix neuf : environ 3000 euros, et d’occasion : environ 1000 euros) offrant des surfaces habitables de 30 m2 et pouvant recevoir 4 condamnés. Délais de construction réduits de 70 % et économie de plus de 50 % sur la construction en dur. Environ 1000 euros par container pour les rendre habitables.
Je suis certain que l’administration française possède quelques centaines de fonctionnaires, inutilisables ailleurs, pour permettre de réaliser ces projets. Sous la conduite, pourquoi pas, d’un Haut-commissaire, copain de la présidence, puisque c’est la mode actuellement ?