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Friedrich Merz : le visage allemand d’un virage à droite de l’UE ?
 
La situation dramatique que nous vivons actuellement était-elle inévitable ? Certes pas, mais il me semble nécessaire de souligner chronologiquement les événements qui se sont déroulés dans notre monde ces dernières décennies et que « les moins de 20 ans » ne peuvent pas connaître… ceux de quarante ans non plus !
 
Ne revenons pas sur la Seconde Guerre mondiale 39/45, ni sur le projet américain d’organiser les Etats-Unis d’Europe (projet AMGOLD), mais arrêtons-nous sur la création de l’OTAN par les Etats-Unis en 1949, devenue réellement opérationnelle en 1955 avec l’adhésion de l’Allemagne puis des autres nations.
Deux puissances se partageaient alors notre planète : les Etats-Unis et l’URSS, le reste du monde n’existait pas. C’était l’époque de la « guerre froide ».
En 1962 les Américains décidaient d’annexer l’île de Cuba, conquise par le communiste Fidel Castro. L’URSS décidait alors d’y installer des forces armées et, surtout, 36 missiles nucléaires, à proximité donc des USA, afin de contrer les missiles nucléaires déployés justement par l’OTAN dans les pays frontaliers qui l’avaient rejointe.
 
À quelques minutes près, nous avons alors échappé à une troisième guerre mondiale et nucléaire, et nous ne serions peut-être plus là pour en parler !
Au cours de ces « cinq dernières minutes », Kennedy et Khrouchtchev ont repris leur esprit et chacun est rentré chez soi.
1989, c’était la chute du mur de Berlin, la fin de l’URSS communiste et l’Allemagne de l’Est se fondait avec celle de l’Ouest. L’Europe et le monde respiraient.
C’est dans les quelques années qui ont suivi que tout s’est joué, ou plutôt, que rien de s’est joué.
 
En effet, l’Union européenne aurait dû alors ouvrir les bras à la nouvelle Russie et l’intégrer dans son sein, au lieu de la mépriser et de la laisser à la porte, sous la pression des Etats-Unis, dont l’objectif majeur, à l’époque, était surtout de maintenir et de consolider l’OTAN et de poursuivre sa mainmise sur l’Europe occidentale. Cette Europe qui, avec la Russie, aurait pu devenir une troisième puissance mondiale et se passer de la protection américaine et de la montée en puissance de la Chine.
Dans un tel cas de figure, il aurait été fort possible d’ailleurs que Vladimir Poutine ne devienne jamais le maître du Kremlin en 2002 et ne menace pas la paix du monde aujourd’hui !
 
Après la fin de l’URSS, l’OTAN aurait dû être démembrée car la Russie de l’époque ne présentait plus le moindre danger puisqu’elle aurait fait partie de l’UE, ainsi que tous les pays satellites, sans aucune nécessité d’une « protection américaine ».
Il n’y a plus un Kennedy ni un Khrouchtchev pour stopper l’escalade actuelle car, et permettez-moi de me montrer pessimiste, sur le manque de jugeotte des Maîtres qui dirigent le monde actuellement, je crains fort que même une solution bâtarde, qui serait d’accepter quelques conditions de Poutine : la reconnaissance de l’occupation de la Crimée (et la levée des sanctions inutiles), le Donbass offert à la Russie, la démilitarisation de l’Ukraine et la non adhésion de l’Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie, à l’OTAN, et un semblant de respect des accords de Minsk, rien donc n’empêchera Poutine de tenter, un prochain jour, de poursuivre les hostilités afin de s’emparer de toute la côte mer Noire et mer Azov, du Donbass et Marioupol  jusqu’à Odessa, puisqu’il s’agit là, dans l’immédiat, de son objectif principal.
 
Donald Trump parviendra-t-il à réussir un cessez-le-feu provisoire, puis un semblant de paix, non moins provisoire, entre la Russie et l’Ukraine… wait and see ?
Cette guerre nous fait oublier totalement les autres dangers qui menacent notre planète, en général, l’islamisme radical, le soutien iranien à tous les terrorismes islamistes et son prochain nucléaire, la Corée du Nord, la Chine et Taïwan et j’en passe, mais également la France, en particulier, avec le terrorisme sur son sol, l’immigration invasive, le risque d’un chaos, d’une guerre civile provoquée par l’extrême-gauche lors d’une prochaine élection, etc.
Et toutes ces réflexions à la condition qu’une maladresse internationale ne provoque une déflagration mondiale qui peut se produire à toute heure.
 
Puisque j’en suis au stade des réflexions, certaines m’interpellent : le réarmement de l’Allemagne, la reconstruction d’une force militaire, avec les moyens financiers et techniques qu’elle dispose, c’est bizarre mais je ne peux m’empêcher de penser à 14/18 et 39/45 ! Mais également à l’Angleterre, notre ennemi des siècles passés, qui s’islamise totalement et dispose de l’arme nucléaire également et, pourquoi pas, à l’Afrique et ses armées terroristes. Ne sait-on jamais !
Il me semble nécessaire que la France dispose d’une puissante armée de métier, dotée d’un équipement de tout premier ordre afin de faire face, si nécessaire, pour le moins à un conflit conventionnel.
Il est vrai que nous avons changé d’époque et même de siècle : il n’y aura plus des millions de morts de soldats qui s’affrontent sur le terrain – cela c’était avant ! – mais la destruction totale d’un pays en quelques minutes, et peut-être même d’un continent en quelques heures ! Ce sera peut-être demain ou après-demain.
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