Alors que j’étais journaliste à « La Dépêche d’Algérie », en 1957, j’ai assisté à l’arrestation d’un terroriste qui transportait trois bombes dans le coffre de sa voiture. L’un des emplacements était vide, donc la bombe venait d’être posée quelque part. Pensez-vous qu’il allait nous informer sur l’endroit où elle devait exploser « si nous le lui demandions gentiment ? ». Bien sûr que non. Après dix minutes, les « paras » de Massu savaient qu’elle allait exploser dans une école maternelle de la rue Clauzel. Quelques dizaines d’enfants ont ainsi été sauvés d’une mort certaine : les nôtres, les vôtres peut-être demain. Ne fallait-il pas torturer ce terroriste ?
Qu’il me soit permis d’ajouter cette anecdote afin de bien préciser ma pensée : en 1957, rue Sadi-Carnot à Alger, des enfants sortant de l’école attendez le bus à l’arrêt. Une bombe dans le lampadaire a tué 7 enfants et blessés 12 autres. Si l’on avait eu ce terroriste criminel entre les mains quelques heures plus tôt, ne fallait-il pas le « torturer » afin qu’en cinq minutes il dévoile l’endroit où il avait posé cette bombe ? J’aimerais une réponse de la « Ligue des Droits de l’Homme et qu’elle me précise s’il était soit nécessaire de « torturer », soit de laisser massacrer ces enfants, comme ils l’ont été ? ».