Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

À la fin de l’une de mes conférences, une femme s’est approchée de moi et m’a dit : « Mon fils Alain est parti en Algérie pour vous défendre et il est mort en février 1961 ».
Cette phrase-là, je ne veux plus l’entendre. Le fils de cette femme n’est pas parti en Algérie pour NOUS défendre mais pour défendre la France. Il n’est pas mort pour NOUS, il est mort pour la France.

Quand les Corps Francs d’Afrique ont débarqué en Provence, quand les tirailleurs algériens ont libéré la Provence et Colmar, ce ne sont pas les Provençaux et les Alsaciens qu’ils venaient libérer mais la France.

Ce n’est pas NOUS que les 400.000 appelés du contingent venaient défendre. Ce n’est pas pour NOUS que des milliers sont morts en Algérie. Jusqu’en 1959, ils sont morts pour défendre une terre française qui devait rester française. Après cette date, ils ont été sacrifiés pour une terre qui ne serait plus française, ils ont été livrés à l’ennemi par de Gaulle, et sa politique. Ils se sont fait massacrer alors que les émissaires gaullistes marchandaient avec le FLN l’abandon de l’Algérie. Ils ont été sacrifiés comme l’ont été les Harkis au nom de la grandeur gaullienne.

Chaque année est commémoré l’abandon de ces trois départements français qu’était l’Algérie. Beaucoup de choses se disent, s’écrivent, mais il est une priorité qui ne doit surtout jamais être occultée : la décision prise par le socialiste Guy Mollet d’envoyer le contingent en Algérie a été un acte criminel. Cette guerre devait rester une guerre de soldats de métier et non pas d’appelés novices. Cette guerre nous concernait et cette terre, c’était à nous de la défendre car c’était avant tout NOTRE terre. Jamais les Unités Territoriales (UT) n’auraient dû être dissoutes mais au contraire notre mobilisation aurait dû être plus générale et plus active. Nous aurions dû garder les armes jusqu’au bout, jusqu’à la fin.

Je reste persuadé que, sans De Gaulle, une solution aurait pu être négociée, avec ou sans la France, pour que nous restions CHEZ NOUS en Algérie et, que cela plaise ou non aux Algériens, ce pays ne s’en serait que mieux porté et serait aujourd’hui, comme l’avait prédit en 1956 un ministre syrien, l’équivalent d’un pays européen.
Mais il est non moins vrai que, tôt ou tard, se serait produit l’apartheid, tout comme en Afrique du Sud.

Une occasion historique a été manquée à l’époque et on ne peut réécrire l’histoire mais que le gouvernement algérien et son président actuel ne profitent pas de la lâcheté de notre président de la République et de son gouvernement pour hausser le ton. Un bémol serait davantage de circonstances car dès 2027 la donne pourrait changer.

À bon entendeur, salut !
Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :