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En 1945, le Parti communiste insultait les nationalistes algériens
 
 
 
Le Parti Communiste Français estime que nos présidents de la République n’ont pas été suffisamment loin dans l’expression de la reconnaissance. Qu’ils auraient dû aller jusqu’à la repentance (comme ce fut le cas avec Macron) pour les 132 années d’injustice, de brutalités et même de « crimes contre l’humanité », que la colonisation aurait fait subir aux Algériens.
 
Il est vrai que les communistes français ont prêté une aide importante aux terroristes du FLN, aussi bien en métropole qu’en Algérie, en fournissant des finances, des armes, des hommes, pour assassiner des soldats et des civils français et que cette « repentance » serait en quelque sorte un « certificat de bonne conduite » pour leur action méprisable.
 
Mais les communistes ne doivent pas oublier qu’ils étaient au pouvoir en mai 1945 lorsque se sont déroulés les événements de Sétif, Guelma et Kherrata (condamnés lors de son discours par François Hollande en oubliant les victimes européennes) et que ce sont ses ministres qui ont donné les ordres pour une répression féroce.
 
Voici l’éditorial écrit quelques jours après le 8 mai 1945 par Maurice Thorez, leader du Parti Communiste et vice-président du Conseil du gouvernement présidé par De Gaulle : « Les instruments criminels, ce sont les chefs des PPA, tels Messali Hadj et les mouchards camouflés dans les organisations qui se prétendent nationalistes et qui, lorsque la France était sous la domination fasciste, n’ont rien dit ni rien fait, et qui maintenant réclament l’indépendance. Il faut tout de suite châtier, rapidement et impitoyablement, les organisateurs des troubles et passer par les armes les instigateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigé l’émeute. »
 
En 1945 le Parti Communiste Français n’aidait pas les Arabes à conquérir leur indépendance, bien au contraire, il fallait les exterminer. Ils se sont indignés avec force parce que de nombreux condamnés à mort n’étaient pas exécutés. Parmi les « non exécutés » se trouvait Ahmed Françis, Boumendjel, Mostefaï, Mohamed Khider, Larbi ben M’did, Si M’Hamed, Ben Khedda et, bien sûr, Ferhat Abbas.
 
Ce ne sera plus le cas dix ans plus tard puisque les communistes ne seront plus au pouvoir et que la France sera alors engagée dans une guerre qu’il faut absolument l’aider « à perdre ».
 
J’estime pour ma part tout à fait juste que le Parti Communiste Français devrait faire repentance pour tous les morts dont il a été l’instigateur et le complice en Algérie et non pas, comme vient de s’écrier Fabien Roussel, à la fête de l’Humanité, « ouvrir largement les portes de notre pays aux migrants ». 
 
Manuel Gomez
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