Mon périple à travers notre douce France m’a conduit dans de nombreuses villes et notamment le 16 à Caen (Calvados) où j’ai assisté à plusieurs manifestations organisées par les syndicats et les partis de gauche contre les décisions gouvernementales concernant la prolongation de la retraite. Quelques situations ridicules ont retenu mon attention.
Ridicule les slogans et les banderoles présentées par de jeunes lycéens de moins de 18 ans « Nous voulons notre retraite » (c’est un peu tôt…) « Nous ferons la revolucion » (excusez l’orthographe) « Nous ne voulons pas du chômage » (Vous vous trompez de manife « station » descendez à la prochaine).
Ridicule la présence dans les cortèges d’un grand nombre de retraités (que faisaient-ils dans cette galère ?) afin de soutenir les travailleurs qui paient leur retraite aujourd’hui.
Ridicule la participation d’étudiants de plus de 20 ans (notamment en sciences économiques donc futurs cadres de nos institutions et de nos entreprises) qui n’ont pas encore analysé et compris qu’en entrant sur le marché du travail à 25 ans ils n’auront jamais les trimestres exigés aujourd’hui pour percevoir une retraite à taux plein et qu’ils devront travailler plus longtemps car le choix ne leur appartiendra pas.
Ridicule d’avoir lancé dans ce conflit pouvant être dangereux toute une jeunesse de moins de 16 ans brandissant des fanions CGT dont ils ignorent probablement la signification et dont le seul objectif est de profiter de quelques jours de « vacances » supplémentaires.
Ridicule et absurde la participation des partis de gauche qui ont semble-t-il oublié avoir voté et appliqué les 35 heures. Qu’ils sont donc en grande partie à l’origine de la diminution des recettes des caisses de retraite vieillesse et qu’ils se trouveront tout comme la droite devant l’obligation de réformer notre retraite. Inévitablement nous atteindront les 65 ans et tous les discours actuels ne sont que de vaines promesses électorales qui comme par le passé ne seront jamais tenues comme chacun le sait. Nos syndicats sont incapables d’admettre que sans ces réformes c’est la retraite de toute cette jeunesse qui « fout le camp » et que c’est la faillite de notre pays qu’ils programment à moyen terme.
Comme il est de coutume en France des commandos de casseurs cagoulés et armés attaquent les services d’ordres, les commerces et les voitures, ils sont arrêtés puis remis en liberté quelques heures plus tard prêts à recommencer.
En conclusion une parodie de manifestation de « grévistes à la Française » qui dénature le sens même d’une grève sociale comme la « subissaient » malgré eux nos anciens, les vrais syndiqués des fins 19° et début 20 ° siècle qui ont obtenu quelquefois au prix de leur vie le « droit de grève » et non pas le droit à une « pantalonnade ».