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REFORMES : Il suffirait surtout de les appliquer.

Des réformes drastiques sont absolument nécessaires pour le redressement du pays mais elles n’ont été, ne sont, et ne seront, jamais entreprises.

C’est le cas notamment de la “réforme du chômage”.

Un organisme qui présente un déficit de plus de 26 milliards d’euros, qui augmente chaque nouvelle année de 4 milliards, alors qu’il est bénéficiaire en réalité et que son déficit provient de dommages collatéraux.

Or les réunions qui se poursuivent actuellement ne sont pas destinées à réduire ce déficit de 26 milliards mais, plus modestement, à tenter de diminuer l’augmentation de ce déficit de 4 milliards annuellement, pour le ramener à 3,6 en 2016.

Une trentaine de participants, non seulements incompétents mais défendant chacun des intérêts contraires, que ce soit le patronat, les syndicats, les PME, les artisans, chacun prêche pour sa chapelle et il en résulte un “bricolage” qui non seulement ne réduit absolument pas les déficits mais, bien au contraire, poursuit la progression de la dette.

Ce qui est plus grave, si ce “bricolage” ne parvient pas à se construire, s’il n’y a pas d’accord, on confie le “bébé” au gouvernement avec l’objectif de débloquer une situation compromise et cela par des décisions qui prendront bien soin de ne pas heurter ni les uns, ni les autres.

Cela se passe ainsi depuis des décennies et les résultats, où plutôt l’absence de résultat, conduit la France à la faillitte, mais de cela tout le mode se moque.

Or, les solutions existent, elles sont à la disposition des gouvernements : il suffirait de réunir quatre personnes compétentes et n’ayant aucun intérêt ni particulier, ni partisan, pour parvenir à des accords sur des réformes structurelles indispensables.

L’excellente émission de la 5, “C dans l’air”, de ce lundi 22 février, traitée justement de ce problème de “réforme et réduction de la facture du chômage”.

Les quatre invités sélectionnés étaient parfaitement informés sur ce sujet, bien mieux que les participants du tour de table officiel :

*Agnès Verdier-Molinié, diplômée d’économie contemporaine et respnsable de la fondation IFRAP.

*Jean-Olivier Hairault, diplômé d’économie et professeur au centre d’économie de la Sorbonne.

*Bernard Vivier, de l’Institut Supérieur du Travail.

*Jean-Claude Steyger, délégué sindical FSU à “Plein Emploi”.

Ils ont, en une heure de temps, analysés et proposés des solutions pour ces réformes qui, non seulement stoppaient les nouveaux déficits annonçés (4 milliards environ), mais réduisaient en très peu d’années la totalité des pertes (plus de 26 milliards).

Il n’est pas dans mon propos de les énumérer toutes ici, ce serait trop long, mais il suffit de programmer l’émission pour en prendre connaissance.

Il suffirait, surtout, de les appliquer.

Cependant les deux principales réformes qui réduiraient, et même supprimeraient totalement, le déficit abyssal, seraient :

*L’harmonisation entre le secteur public et le secteur privé. Ne serait-ce que par mesure d’équité, d’égalité et de solidarité.

*La suppression de tous les régimes spéciaux.

Ajoutons également quelques aménagements sur la réduction des durées d’indemnisation (notamment pour les séniors et les trois ans qui les conduisent à la retraite, mesure approuvait fortement par les entreprises importantes et les principaux intéréssés).

Et peu importe l’opinion des uns et des autres.

Peu importe les mouvements de grève et les manifestations de masse.

Il y va de l’intérêt vital du pays et tout vaudra mieux qu’une faillitte ou, au pire, qu’une révolution, quand les caisses seront vides, ce qui ne saurait tarder.

Or c’est l’alternative finale qui, pour le moment, nous est offerte!

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