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Même dans le malheur deux poids deux mesures !!

 

Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, les deux journalistes retenus en otages en Afghanistan depuis 500 jours bouleversent tous les médias nationaux et mobilisent toute la classe politique française de droite et de gauche. Nous compatissons et nous sommes de tout cœur auprès de leurs proches car, contrairement à l’ensemble des Français métropolitains, nous savons de quoi nous parlons : des milliers de Français d’Algérie et de harkis ont été enlevés et ont disparu en 1962 sans que cela n’émeuve le moins du monde ni les médias nationaux ni la classe politique française de droite comme de gauche. Alors veuillez nous comprendre et nous excuser si nous contemplons tous les efforts déployés pour les retrouver et tenter de les libérer d’un œil un peu détaché car c’est dans le cadre de leur profession qu’ils ont été (paraît-il), hélas ! enlevés alors que les nôtres se trouvaient tout simplement chez eux dans un département encore français et en présence d’une armée qui est restée l’arme au pied, sans intervenir, obéissant aux ordres de son chef l’indigne, l’infâme, général Katz.

En juillet 2012 cela fera 18250 jours que nous espérons des nouvelles de leur sort car nous savons que nous les reverrons plus et jamais les Présidents successifs de la république ne s’y sont intéressés, ni les médias n’en ont fait « la Une », ni les métropolitains n'ont manifesté. Il est vrai qu’il est plus facile et plus mobilisateur de s’intéresser au sort de deux personnes connues qu’à des milliers d’inconnus.

Cela fait 239 jours que 4 autres Français sont entre les mains d’al-Quaida (Aqmi) et détenus on ne sait où dans le Maghreb islamique et leurs vies sont menacées à tout instant, surtout après la disparition de Ben Laden. Deux autres Français ont tout simplement disparu en Côte d’Ivoire depuis 39 jours et c’est le black-out total sur leur sort, Stephane Frantz Di Rippel, directeur du « Novotel » d’Abidjan et un chef d’entreprise ainsi qu’un Malaisien et un Béninois. Entre les mains de qui sont-ils ? Les troupes de Ouattara ou celles de Gbagbo ?

Est-ce que la vie d’un journaliste vaut davantage que celle de tout autre citoyen français ? Sans doute puisque les autres otages en danger de mort n’ont pas la chance d’avoir une mobilisation de l’ensemble des médias ni des manifestations nationales pour les soutenir.

Tous ont pourtant une famille, des proches, qui les aiment, souffrent et les pleurent !

 

 

 

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